Espagne

Espagne: rassemblement pour un référendum sur l’indépendance de la Catalogne

Le drapeau étoilé des séparatistes flotte au-dessus des milliers de Catalans rassemblés ce dimanche 11 juin pour soutenir le référendum sur l'indépendance de la région.
Le drapeau étoilé des séparatistes flotte au-dessus des milliers de Catalans rassemblés ce dimanche 11 juin pour soutenir le référendum sur l'indépendance de la région. LLUIS GENE / AFP

La Catalogne organisera un référendum sur son indépendance le 1er—octobre, c’est ce qu’a annoncé vendredi le président régional. Ce dimanche 11—juin, plusieurs milliers de personnes -—30—000 personnes selon la mairie, 47—000 selon une source séparatiste—-, se sont rassemblées à Barcelone pour soutenir la tenue du référendum. Un nouveau défi lancé au pouvoir central à Madrid qui juge un tel scrutin illégal et anticonstitutionnel.

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Devant le palais de Montjuïc, l'ancien entraîneur du FC Barcelone Pep Guardiola, indépendantiste, a lu un manifeste devant l'assistance et le président régional, Carles Puigdemont. « Nous voterons, même si l'Etat espagnol ne le veut pas. (...) Il n'y a pas d'autre issue; la seule réponse possible, c'est voter », a-t-il lancé en catalan, espagnol et anglais, demandant le soutien de la communauté internationale contre « les abus d'un Etat autoritaire ».

Le président régional a annoncé vendredi la tenue le 1er octobre d'un référendum, interdit par la Cour constitutionnelle espagnole, sur l'indépendance de la région. En cas de victoire du « oui », les séparatistes sont résolus à amorcer la « déconnexion » de l'Espagne pour les 7,5 millions d'habitants, qui vivent dans le nord-est de l'Espagne avec une langue et une culture propres.

Le gouvernement conservateur espagnol mené par Mariano Rajoy s'oppose à tout référendum en Catalogne et a déclaré vouloir empêcher sa tenue sans préciser comment.

Selon un sondage d'un institut gouvernemental catalan, plus de 73% des Catalans sont favorables à un référendum sur le modèle de celui organisé en Ecosse en 2014 avec l'accord du gouvernement britannique. Une option que Madrid rejette. Une petite majorité (48,5% contre 44,3%) est cependant opposée à l'indépendance, selon ce même sondage.

En novembre 2014, 2,3 millions de personnes sur six millions d'électeurs potentiels avaient participé à une consultation symbolique sur l’indépendance organisée par l’exécutif régional et interdite par Madrid. Huit sur dix votants s'étaient prononcées pour la sécession. Un scrutin qui a valu au président régional de l'époque, Artur Mas, d'être condamné en mars à deux ans d'interdiction d'exercer une fonction publique élective.

(Avec AFP)

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