Royaume-Uni

Royaume-Uni: Theresa May affronte la colère des Tories

La Première ministre britannique Theresa May a tenté de désamorcer ce lundi la fronde des députés conservateurs lors d'une réunion des Tories au Parlement.
La Première ministre britannique Theresa May a tenté de désamorcer ce lundi la fronde des députés conservateurs lors d'une réunion des Tories au Parlement. REUTERS/Stefan Wermuth

Le Royaume-Uni a vécu une nouvelle journée d’incertitude, lundi 12—juin, alors que la Première ministre conservatrice peine à finaliser un accord avec les démocrates unionistes nord-irlandais pour pouvoir gouverner. Fortement affaiblie après avoir perdu sa majorité absolue au Parlement, Theresa May demeure pour le moment à Downing Street. Si la Première ministre ne démissionne pas pour l'instant, en revanche elle a dû affronter ses députés en fin de journée pour leur rendre des comptes.

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Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

Humiliée et isolée, Theresa May s'est excusée plusieurs fois devant ses députés des dégâts infligés à son parti : « c'est moi qui ai provoqué cette pagaille et c'est moi qui nous en sortirai », a-t-elle encore promis.

La dirigeante a dû notamment s'expliquer sur sa façon de gouverner sans consulter ses ministres, sur une campagne électorale ratée, mais aussi sur l'incertitude entourant désormais les négociations du Brexit.

La plus grande confusion règne d'ailleurs sur le calendrier des prochains jours : on ne sait pas si le lancement de ces discussions va être maintenu à la date du 19 juin, tout comme le traditionnel discours de la reine officialisant le programme législatif du nouveau gouvernement.

En effet, les discussions avec le petit parti des démocrates unionistes nord-irlandais s'avèrent difficiles, mais sans le soutien de leurs 10 députés à Westminster, les conservateurs auront toutes les peines à gouverner.

Or cette alliance fait grincer beaucoup de dents à la fois à cause des positions ultraconservatrices du DUP, opposé à l'avortement et au mariage homosexuel, mais aussi parce qu'un accord risque de remettre en question la neutralité du gouvernement britannique en Irlande du Nord.

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