Russie/Europe

Moscou suspend sa participation au budget du Conseil de l'Europe

Le Conseil de l'Europe accuse régulièrement Moscou de ne pas prendre des mesures suffisantes pour lutter contre les cas de torture et autres violations des droits de l'homme.
Le Conseil de l'Europe accuse régulièrement Moscou de ne pas prendre des mesures suffisantes pour lutter contre les cas de torture et autres violations des droits de l'homme. Conseil de l'Europe/Ellen Wuibaux

La Russie hausse le ton vis-à-vis de l'Europe : le ministre russe des Affaires étrangères a annoncé vendredi 30 juin que Moscou allait suspendre sa participation au budget du Conseil de l'Europe et ceci jusqu'à «la restauration totale des droits de la délégation russe».

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Après l'annexion de la Crimée par la Russie, les 18 députés russes de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe avaient été privés de droit de vote en guise de sanction. C'était en avril 2014, et depuis les élus russes n'ont plus mis un pied à l'intérieur de l'hémicycle strasbourgeois. Les tensions entre Moscou et le Conseil ne sont donc pas nouvelles.

Mais le Kremlin estime que la situation s'est encore dégradée ces derniers mois, comme l'a fait savoir le chef de la diplomatie russe vendredi 30 juin. Sergueï Lavrov a en effet dénoncé ce qu'il a qualifié de « campagne de persécution frénétique » qui vise, selon lui, les députés d'autres pays cherchant à normaliser les relations avec la Russie.

Le Conseil de l'Europe, qui rassemble 47 Etats et dont la principale mission est la défense des droits de l'homme, accuse régulièrement le gouvernement russe de ne pas prendre des mesures suffisantes pour lutter contre les cas de torture et autres violations des droits de l'homme, notamment en Tchétchénie. De son côté, Moscou fustige depuis des années la position anti-russe de l'institution paneuropéenne.

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