Union européenne / Immigration

A Trieste, Paris, Rome et Berlin évoquent la crise migratoire en amont du sommet

Angela Merkel (g), Emmanuel Macron (c) et Paolo Gentiloni (d), avant le sommet de Trieste, le 12 juillet 2017.
Angela Merkel (g), Emmanuel Macron (c) et Paolo Gentiloni (d), avant le sommet de Trieste, le 12 juillet 2017. TIZIANA FABI / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Alors que l'intégration des pays des Balkans en Europe est au coeur du sommet qui se tient ce mercredi à Trieste en Italie, les dirigeants français, italien et allemand se sont réunis en amont pour parler immigration.

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Avec notre envoyée spéciale à Trieste,  Juliette Gherbrant

La réunion s'est tenue sur un bateau. Tout un symbole alors que l’Italie ne cesse d’appeler à l’aide ses partenaires européens pour accueillir le nombre croissant de migrants qui traversent la Méditerranée depuis la Libye.

Le président français a exprimé sa solidarité envers l’Italie. « La France n’a pas toujours pris sa part », a-t-il glissé, annonçant au passage une accélération des relocalisations, c’est-à-dire l’accueil en France de personnes ayant obtenu le statut de réfugiés en Italie et en Grèce.

Emmanuel Macron sur l'immigration

Mais Emmanuel Macron a aussi dénoncé « la confusion généralisée entre réfugiés, combattants pour la liberté et migrants économiques. Ces derniers n’ayant pas vocation à être accueillis sans restriction. »

Le président français a aussi parlé développement. Il a annoncé qu’il souhaitait associer l’Italie à l’alliance pour le Sahel, récemment discutée à Bamako.

Enfin, l’objectif de cette rencontre entre la France, l’Allemagne et l’Italie était aussi d’avancer sur la refondation du projet européen qui a besoin d’une nouvelle impulsion. Une impulsion que seuls les pays fondateurs peuvent lui donner, selon le président Macron, qui invite toutefois ceux qui le souhaitent à y participer. En filigrane, c’est donc un nouvel appel à l’Union européenne dotée d’un noyau dur qui devra tenir le gouvernail.

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