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Turquie

Erdogan en médiateur dans le Golfe pour réconcilier le Qatar et ses voisins

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa femme Emine Erdogan à leur arrivée à Washington, le 15 mai 2017. (Photo d'illustration)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa femme Emine Erdogan à leur arrivée à Washington, le 15 mai 2017. (Photo d'illustration) Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président turc Recep Tayyip Erdogan entame ce dimanche 23 juillet un voyage de deux jours en Arabie saoudite, au Koweït et au Qatar. Objectif de ce ballet diplomatique : réconcilier le Qatar avec ses adversaires saoudiens, émiratis, égyptiens et bahreïnis, qui ont imposé des sanctions à l’émirat. Une tâche difficile mais le voyage a peut-être surtout pour objectif, côté turc, de mettre en lumière l’importance du président Erdogan dans la région.

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Avec notre correspondant à Istanbul,  Alexandre Billette

Recep Tayyip Erdogan voudrait bien être celui qui pourra ramener la paix dans le Golfe, c’est donc un voyage diplomatique présenté par le pouvoir turc comme une contribution du pays pour ramener tous les acteurs autour d’une même table.

Mais c’est un défi qui sera bien difficile à remporter : d’une part les Etats-Unis, ou encore le Koweït, ont déjà tenté de jouer les médiateurs, sans succès. Et plus encore, Recep Tayyip Erdogan se rend en Arabie Saoudite ce dimanche après avoir pris fait et cause pour le Qatar, l’allié d’Ankara dans le Golfe persique.

Le président turc a d'ailleurs qualifié d’illégal l’embargo contre l’émirat et les sanctions « inhumaines ». « Il n'est dans l'intérêt de personne que cette crise se prolonge davantage. [...] Le monde musulman a besoin de coopération et de solidarité, pas de nouvelles divisions », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse ce dimanche à Istanbul avant de prendre l'avion pour Riyad.

Le voyage de Recep Tayyip Erdogan est donc peut-être davantage à usage interne, pour donner au président turc une posture de leader régional. Mais les chances réelles de changer la donne entre le Qatar et ses rivaux sont, elles, toujours très minces.

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