Ukraine / Etats-Unis

Soutien américain à l'Ukraine: toujours pas d'armes létales

Le secrétaire d'Etat américain James Mattis passe en revue les troupes ukrainiennes, le 24 août à Kiev.
Le secrétaire d'Etat américain James Mattis passe en revue les troupes ukrainiennes, le 24 août à Kiev. REUTERS/Gleb Garanich

Le chef du Pentagone, Jim Mattis, a réaffirmé, jeudi 23 août à Kiev, l'engagement des Etats-Unis à aider l'armée ukrainienne en guerre depuis plus de trois ans contre des séparatistes prorusses. Mais sans trancher sur de possibles livraisons d'armes susceptibles de tuer.

Publicité

Jim Mattis, le secrétaire américain à la Défense a adopté un ton très ferme contre la Russie, accusée de chercher à « redessiner les frontières internationales par la force », le 23 août 2017 lors d'une conférence de presse avec le président ukrainien Petro Porochenko, avertissant que les sanctions visant Moscou seraient maintenues jusqu'à ce que la Russie applique les accords de paix de Minsk pour l'Est de l'Ukraine.

Jim Mattis est venu à Kiev répéter le soutien de Washington à l'Ukraine face à la Russie malgré l'élection de Donald Trump, qui avait appelé pendant la campagne électorale à se rapprocher de Vladimir Poutine. Il a choisi pour cela une date très symbolique puisqu'il s'agit du 26e anniversaire de l'indépendance de l'ex-république soviétique.

Mais, alors que jusqu'à présent, les Etats-Unis aident l'armée ukrainienne en lui fournissant des équipements non susceptibles de provoquer la mort, Kiev a de manière répétée demandé à ses alliés occidentaux de lui fournir directement des armes.

« Concernant les armes défensives létales, nous l'étudions de manière active », a déclaré M. Mattis. « Les armes défensives ne constituent pas de provocation à moins d'être un agresseur. Et l'Ukraine n'est évidemment pas un agresseur. C'est sur son propre territoire que les combats ont lieu », a-t-il ajouté.

Bien que l'armée américaine se soit prononcée favorablement envers cette requête, Donald Trump doit encore l'approuver, et certains craignent que de telles livraisons ne provoquent une escalade du conflit, en grande partie gelé depuis l'instauration de plusieurs cessez-le-feu.

(avec AFP)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail