Turquie / Allemagne

Deux nouvelles arrestations crispent les relations Allemagne-Turquie

Drapeaux turcs et allemands devant le Reichstag, le Parlement allemand.
Drapeaux turcs et allemands devant le Reichstag, le Parlement allemand. REUTERS/Hannibal Hanschke

Les relations germano-turques n'ont finissent plus de s'envenimer. Ce 1er septembre, deux ressortissants allemands ont été interpellés à l'aéroport d'Antalya, dans le sud de la Turquie. Au total, 55 sont emprisonnés en Turquie, dont 12 pour des raisons politiques. Côté allemand, les réactions à ces nouvelles arrestations sont des plus fermes.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« La Turquie est-elle en train de collectionner les otages allemands ? » s'interroge le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine. Au total, 55 ressortissants allemands sont désormais en prison en Turquie dont 12 pour des raisons politiques.

Un décret publié le 15 août donne la main libre au président Erdogan pour échanger des prisonniers étrangers dans des prisons turques contre des prisonniers turcs à l’étranger.

L’annonce que des Allemands avaient été interpellés à l’aéroport d’Antalya « pour des raisons politiques » d’après Berlin a provoqué des réactions négatives en Allemagne. Angela Merkel a dénoncé des arrestations « dans la plupart des cas sans fondement et qui n’ont rien à voir avec nos principes de l’Etat de droit ».

Ingérence turque dans la politique allemande

La chancelière a évoqué un possible durcissement à l’égard d’Ankara après des premières annonces dans ce sens en juillet. Berlin réclame la libération de ses ressortissants détenus pour des motifs injustifiés. Le cas le plus médiatique est celui du correspondant du quotidien Die Welt Deniz Yücel, en prison depuis 200 jours en Turquie.

Les relations entre les deux pays sont des plus tendues. Ankara reproche entre autres à Berlin d’accueillir des opposants ayant fui leur pays après le putsch du 15 juillet 2016.

Récemment, le président Recep Tayyip Erdogan demandait aux Turcs d’Allemagne de ne pas voter pour le parti d’Angela Merkel ni pour les sociaux-démocrates ou les Verts. Une déclaration condamnée comme une immixtion injustifiée dans la campagne électorale en Allemagne.

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