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Allemagne / Turquie

Berlin refuse de geler les avoirs des soutiens au prédicateur Fethullah Gülen

Le prédicateur Fethullah Gulen en exil aux Etats-Unis, à son domicile à Saylorsburg, Pennsylvanie, le 29 juillet  2016.
Le prédicateur Fethullah Gulen en exil aux Etats-Unis, à son domicile à Saylorsburg, Pennsylvanie, le 29 juillet 2016. REUTERS/Charles Mostoller
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Selon le magazine Der Spiegel de ce samedi 2 septembre Ankara a transmis au printemps une liste à Berlin demandant le gel des avoirs de soutiens du prédicateur Gülen, responsable pour la Turquie de la tentative de putsch de juillet 2016. Berlin a rejeté cette demande. Une décision qui s'ajoute à de nombreuses autres frictions dans les relations germano-turques au plus bas. Vendredi, l'arrestation de deux ressortissants allemands à Antalya a provoqué des protestations de Berlin.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

Berlin a reçu beaucoup de courriers d’Ankara ces derniers mois. Régulièrement, les autorités turques ont transmis à l’Allemagne des listes de personnes ou d’organisations soupçonnées d’avoir soutenu le putsch de juillet 2016.

L'objectif est d'obtenir des poursuites en Allemagne et une extradition vers la Turquie. Régulièrement, les services allemands n’ont pas donné suite aux demandes turques les jugeant sans fondement. Dans certains cas, les personnes figurant sur cette liste ont été alertées. On leur a notamment déconseillé de se rentre en Turquie.

Dans le collimateur d’Ankara figure le Parti des travailleurs du Kurdistan PKK, mais aussi le prédicateur turc en exil Fethullah Gülen, accusé par la Turquie d’être l’instigateur du coup d’Etat manqué l’an dernier.

D’après le magazine Der Spiegel, Ankara a demandé à Berlin que des avoirs des organisations et des membres de la mouvance Gülen en Allemagne soient gelés. 80 noms figuraient sur une liste. Berlin a rejeté cette demande fin juin estimant qu’aucun motif légitime ne pouvait justifier l’intervention des autorités compétentes.

Ces refus répétés alimentent la colère d’Ankara pour qui l’Allemagne protégerait ceux que la Turquie considère comme des criminels ou des terroristes.

A (re) lire : Deux nouvelles arrestations crispent les relations Allemagne-Turquie

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