Royaume-Uni / Brexit

Brexit: Londres se plaint des pressions de Bruxelles

Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis (g) était l'invité de l'émission politique dominicale de la BBC, ce dimanche 3 septembre 2017.
Le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis (g) était l'invité de l'émission politique dominicale de la BBC, ce dimanche 3 septembre 2017. Jeff Overs/BBC Handout
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le ministre du Brexit David Davis a déploré dimanche les « pressions » exercées, selon lui, par Bruxelles sur Londres pour régler la question financière du divorce. Il était l'invité du Andrew Marr Show, l'émission politique dominicale de la BBC.

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Avec notre correspondante à Londres,  Marina Daras

A l'issue de cette troisième phase de négociations entre l'UE et le Royaume-Uni, le constat n'est pas glorieux. Alors que le négociateur européen Michel Barnier s'inquiète de ne pas recevoir de réponses sur les questions importantes du divorce et notamment de la facture du Brexit, David Davis quant à lui préfère prendre le temps d'étudier cette facture et d'avancer dans les négociations.

« Le problème avec les Européens, c'est qu'ils ne veulent pas parler du futur. Ils ne veulent parler que de la procédure de divorce. Et ce qui effraie Michel Barnier c'est de ne pas avoir de réponse sur la question financière. Et il essaye de nous mettre la pression en nous faisant perdre du temps. Mais imaginez, c'est comme si vous aviez une énorme facture d'hôtel, vous allez la vérifiez ligne par ligne avant de payer les yeux fermés. Et bien, c'est ce que l'on fait », assure le ministre.

David Davis a également tenu à défendre son approche et sa stratégie, largement critiquées parMichel Barnierlors de la dernière conférence de presse : « Notre stratégie est très british, nous sommes pragmatique et systématique, et ils trouvent cela très compliqué à comprendre. On essaye de faire passer l'intérêt des citoyens en premier et d'être moins procédurier et eux semblent plutôt vouloir faire tout l'inverse. »

Mais malgré ces flagrants désaccords, David Davis ne perd pas espoir de pouvoir convaincre les Européens d'entamer la discussion sur les accords commerciaux dans un futur proche.

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