Royaume-Uni

Le Royaume-Uni en niveau d'alerte terroriste maximale

Des officiers de police à Londres, près de la station Parsons Green, après l'explosion du 15 septembre 2017.
Des officiers de police à Londres, près de la station Parsons Green, après l'explosion du 15 septembre 2017. REUTERS/Luke MacGregor
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Royaume-Uni a relevé vendredi son niveau d'alerte terroriste à « critique » et annoncé le déploiement de militaires sur des sites clés, après l'attentat revendiqué par le groupe Etat islamique, qui a fait 29 blessés dans le métro de Londres vendredi matin. Ce samedi midi, la police britannique annonce avoir procédé à une arrestation «importante» dans le sud du pays.

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avec agences et nos correspondantes à Londres, Muriel Delcroix et Marion L'Hour

« Nous avons fait une arrestation importante dans notre enquête ce matin », indique ce samedi la police dans un communiqué. Le suspect, un homme de 18 ans, a été arrêté samedi matin par la police du Kent (sud-est de l'Angleterre) « dans la zone portuaire de Douvres » en lien avec des faits « terroristes », précise le texte.

Des centaines d’agents passent en revue les bandes de vidéosurveillance, mais aussi le reste de l’engin explosif déposé dans la station, expliquait Marion L'Hour ce samedi matin.

Le Royaume-Uni, déjà frappé cinq fois cette année, a relevé vendredi dans la soirée son niveau d'alerte terroriste au maximum, ce qui signifie qu'une attaque est désormais considérée comme imminente, rappelait Muriel Delcroix.

L'annonce de Theresa May fait suite à l'explosion d'une bombe artisanale dans une station du métro de Londres, Parsons Green, au sud-ouest de la capitale. Vingt-neuf personnes ont été blessées.

Cette attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique, qui mentionne dans son communiqué de propagande un « détachement de combattants ». Il s'agit du cinquième acte terroriste en six mois au Royaume-Uni.

Traque du ou des auteur(s) de l'attaque

Lors d'une conférence de presse, vendredi soir, Scotland Yard affirmait faire « d'excellents progrès » dans son enquête, mais refusait alors de confirmer les spéculations dans la presse et sur les réseaux sociaux à propos de l'identification d'un éventuel suspect grâce aux caméras de surveillance du métro.

Le commandement anti-terroriste de la Metropolitan Police est appuyé par le MI5, le renseignement intérieur, pour retrouver le plus vite possible le (ou les) personne(s) à l'origine de l'attentat. Le porte-parole de la police mentionne lui-même plusieurs suspects.

Douze heures après l'explosion de la bombe, le niveau d'alerte terroriste a donc été relevé de « sévère » à « critique ». Ce niveau avait déjà été renforcé en mai dernier, après l'attentat de Manchester, avant d'être ramené à « sévère », c'est-à-dire un attentat « hautement probable ».

Bombe artisanale

Selon plusieurs témoins, la bombe était dotée d’un retardateur et ne s’est pas déclenchée complètement comme prévu. Les enquêteurs insistent sur l'aspect rudimentaire de l'engin explosif mais à une heure de pointe, alors que beaucoup de gens partaient au bureau et beaucoup d’enfants à l’école, l’explosion aurait pu faire bien plus de dégâts.

Le passage à l'alerte critique permet de libérer 1 000 agents de police, qui seront remplacés par des militaires dans les endroits où se trouvent habituellement, comme le palais de Buckingham.

La population doit s'attendre à voir les contrôles s'accroître dans les rues. Le maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, a au passage reproché de nouveau au gouvernement conservateur d'avoir supprimé trop de postes de policiers, 20 000 ces dernières années.

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