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Ukraine

Ukraine: ballet diplomatique autour de l'envoi de casques bleus dans l'est

Des médecins militaires ukrainiens à Avdiivka, une zone contrôlée par l'Ukraine dans la région de Donetsk, le 30 janvier 2017.
Des médecins militaires ukrainiens à Avdiivka, une zone contrôlée par l'Ukraine dans la région de Donetsk, le 30 janvier 2017. AFP/ Aleksey FILIPPOV
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La guerre fait toujours rage depuis 2014 dans l'est de l'Ukraine. Les affrontements entre forces ukrainiennes et troupes russes et prorusses y ont coûté la vie à plus de 10 000 personnes. Le Kremlin s’est longtemps opposé à l’envoi d’une force de maintien de la paix avant de se raviser début septembre. Les diplomates s’activent mais Kiev reste prudent.

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Avec notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert

L’Ukraine demande depuis 2015 l’envoi d’une mission de maintien de la paix de l’ONU ou de l’Union européenne. Cette mission s’étendrait à tous les territoires séparatistes, reprendrait le contrôle de la frontière ukraino-russe et sécuriserait la région afin que des élections puissent se dérouler sans la pression de groupes armés.

La proposition russe est bien plus limitée. La vice-Première ministre ukrainienne Ivanna Klympush-Tsintsadze est donc sur la réserve. « Cela pourrait être une opportunité pour la paix, aussi bien qu’une tentative de compliquer encore le conflit, au mépris des lignes rouges que l’Ukraine a tracées », estime-t-elle.

Avec ou sans les séparatistes ?

Parmi ces lignes rouges, le Kremlin demande que les forces onusiennes gèrent leur déploiement avec les autorités séparatistes de Donetsk et Lougansk, et donc entame avec elles un dialogue officiel. Kiev oppose un « niet » (« non ») catégorique à cette proposition.

« Il n’y a que deux parties à ce conflit, poursuit Ivanna Klympush-Tsintsadze. L’une est la Fédération de Russie ; l’autre, c’est l’Ukraine. Alors, cela n’a pas de sens de parler à Donetsk et à Lougansk qui ne décident de rien, car tout est décidé par le Kremlin ».

Selon les statuts de l’ONU, l’Ukraine est en droit d’accepter ou de refuser le déploiement de casques bleus sur son territoire. Au-delà de ce droit légal, la pression politique et diplomatique pourrait se renforcer sur Kiev.

Beaucoup d’Occidentaux voient en effet dans la proposition russe une chance d’obtenir une avancée unique, ou du moins une chance de mettre fin aux violences meurtrières le long de la ligne de front.

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