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Autriche

Autriche: Kurz invite le parti d'extrême-droite FPÖ à participer au gouvernement

Le président Alexander Van der Bellen a reçu le chef du Parti populaire autrichien, Sebastian Kurz, lundi 23 octobre. Arrivé en tête des législatives du 15 octobre, il doit former un gouvernement.
Le président Alexander Van der Bellen a reçu le chef du Parti populaire autrichien, Sebastian Kurz, lundi 23 octobre. Arrivé en tête des législatives du 15 octobre, il doit former un gouvernement. REUTERS/Heinz-Peter Bader
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Autriche, Sebastian Kurz, le jeune leader conservateur arrivé en tête des élections législatives anticipées le dimanche 15 octobre, a fait un pas de plus vers une coalition avec l’extrême-droite. Il a officiellement invité le FPÖ, arrivé lui 3e aux élections, à des négociations exclusives pour former un gouvernement. Une alliance entre conservateurs et extrême droite est le scénario privilégié par bon nombre d’observateurs depuis plusieurs semaines mais pour autant, l’annonce de négociations exclusives est intervenue très rapidement.

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avec notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace

Sebastian Kurz n’a pas perdu de temps. Moins de dix jours après les élections législatives, il annonce avoir déjà un partenaire privilégié pour les négociations : le FPÖ. Si elle est rapide, l’annonce n’est pas tellement surprenante. Dès samedi, Sebastian Kurz semblait en effet très satisfait après son entrevue avec Heinz-Christian Strache, le leader d’extrême-droite. Tandis qu’il a été bien silencieux dimanche, après son entretien avec Christian Kern, le chef du parti social démocrate, arrivé lui second aux élections.

Mais pour que l’alliance entre conservateurs et extrême droite soit entérinée, il faut que les deux partis tombent d’accord sur qui entre au gouvernement et à quels postes. Sebastian Kurz a déjà prévenu : il veut un gouvernement pro-européen, qui s’engage contre l’antisémitisme. Conditions difficiles à priori à remplir pour le FPÖ, parti eurosceptique, fondé par d’anciens nazis en 1956 mais Sebastian Kurz assure que le FPÖ a « une forte volonté de changement ».

Le parti a d’ailleurs d’ores et déjà exigé le ministère de l’Intérieur et voudrait également celui des affaires étrangères et européennes. C’est là que les négociations risquent d’être ardues. Sebastian Kurz a simplement précisé qu’il voulait un gouvernement avant Noël.

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