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Agriculture

La production mondiale de vin est historiquement basse cette année

En Amérique du Sud, le Brésil tire son épingle du jeu. Il a bien récupéré en doublant sa récolte cette année. L'Afrique du Sud progresse de 2%, tandis que l'Australie retrouve un niveau correctee.
En Amérique du Sud, le Brésil tire son épingle du jeu. Il a bien récupéré en doublant sa récolte cette année. L'Afrique du Sud progresse de 2%, tandis que l'Australie retrouve un niveau correctee. REUTERS/Enrique Calvo/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 min

Selon les premières estimations de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), 246,7 millions d'hectolitres de vin ont été produits dans le monde en 2017. Soit une baisse de 8 % par rapport à l'année précédente. Ce recul est notamment dû aux aléas climatiques qui ont durement frappé l'Europe occidentale. Sur les autres continents, la situation reste contrastée.

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Si la France garde sa deuxième place de producteur mondial de vin, derrière l'Italie et devant l'Espagne, elle accuse l'une des plus grosses pertes de récolte : -19 %. Avec l'Allemagne, ces quatre pays ont plombé la production mondiale de vin en 2017. La faute aux conditions climatiques.

« La production mondiale de vin en 2017 est historiquement faible, en raison essentiellement d'évènements climatiques au printemps, un peu de sécheresse l'été, qui ont affecté notamment les grands pays producteurs de l'Europe de l'Ouest : Italie, Espagne, France », explique Jean-Marie Aurand, directeur général de l'OIV.

Mais certains pays d'Amérique latine, « qui ont des niveaux de production modestes », ont également été impactés, ajoute t-il. « Je pense en particulier au Chili. L'Argentine a une meilleure production que l'an dernier, mais ce n'est pas encore le niveau auquel elle nous avait habitués. »

En Amérique du Sud, le Brésil tire son épingle du jeu. Durement touché par la sécheresse l'an passé, ce pays a bien récupéré en doublant sa récolte cette année. Quant aux incendies qui, plus au Nord, ont ravagé les vignobles californiens début octobre, ils ne devraient pas peser sur la production américaine. Les Etats-Unis restent le quatrième producteur mondial de vin.

Quid de l'Afrique du Sud ?

Enfin, tandis que l'Australie retrouve un niveau correct de production, l'Afrique du Sud progresse de 2 %. « L'Afrique du Sud est un pays où le vignoble se maintient à un très bon niveau. Il est aussi à d'autres usages, on produit aussi des jus de raisin en Afrique du Sud. Mais de plus en plus, c'est la production de vin qui a tendance à se renforcer », constate Jean-Marie Aurand.

Il explique qu'il s'agit tout simplement d'une question de prix, « parce que le raisin est beaucoup mieux rémunéré, semble-t-il, ces dernières années, au travers de la production viticole ». Et de rappeler que si « 2016 était une année plutôt faible en raison de la sécheresse, maintenant, c'est une année tout à fait correcte ».

« Comme quoi vous voyez, la production viticole, mais ce n'est pas une nouveauté, est très dépendante du climat et des conditions climatiques. Comme leur production cette année atteint un bon niveau en Afrique du Sud, la disponibilité de vin sera sûrement plus importante en effet, donc c'est plutôt un facteur positif pour le secteur vitivinicole sud-africain. »

→ À relire : Afrique du Sud, Maroc, Espagne, Océanie ; les grandes tendances du vin en 2016

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