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Russie / Histoire

Russie: Poutine inaugure un mémorial aux victimes des répressions

Un «Mur du Chagrin», haut-relief en bronze composé de centaines de silhouettes humaines, a été dévoilé ce lundi 30 octobre sur l'avenue Sakharov, à Moscou.
Un «Mur du Chagrin», haut-relief en bronze composé de centaines de silhouettes humaines, a été dévoilé ce lundi 30 octobre sur l'avenue Sakharov, à Moscou. REUTERS/Alexander Nemenov/Pool
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’est le premier du genre en Russie. En cette année du 100e anniversaire de la révolution de 1917, le président russe a inauguré, lundi 30 octobre, un mémorial national en hommage aux victimes des répressions politiques. « Un mur du chagrin » se dresse désormais dans le centre de Moscou. Les participants à la cérémonie ont insisté sur la nécessité pour la société russe de se réconcilier.

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Un haut-relief monumental en bronze, d’où se détachent des centaines de silhouettes humaines et ces mots : « Souviens-toi », gravés en diverses langues. Les Moscovites ont désormais leur lieu de mémoire des répressions politiques, sur l’avenue Sakharov, du nom du dissident soviétique, prix Nobel de la paix.

Pour Vladimir Poutine, venu inaugurer cette sculpture, l'heure de la réconciliation a sonné. « L'inauguration de ce monument est particulièrement importante au moment où l'on se souvient du centième anniversaire de la révolution. J'espère que cette date permettra à la société de tirer un trait sur les événements dramatiques qui ont divisé le pays et le peuple, et qu’elle nous permettra d'accepter notre histoire telle qu'elle est, avec ses grandes victoires et ses pages tragiques », a déclaré le président russe.

Parmi les associations présentes, Mémorial, la principale ONG de défense des droits de l'homme, souvent critique du pouvoir; et la Fondation Soljenitsyne. La veuve de l’auteur de L’Archipel du goulag, Natalia Soljenitsyne était là. « Nous devons nous pardonner les uns les autres. Nous devons pardonner ce qui s’est passé, puisqu’une partie de la population y a pris part, n’est-ce pas ? Et parce que nous devons continuer à vivre dans un même pays », souligne-t-elle.

L’événement a en revanche été vivement critiqué par une quarantaine d’anciens dissidents soviétiques, tels que Vladimir Boukovski. Ils s’en expliquent dans une lettre ouverte : « On ne peut pas participer aux événements commémoratifs des autorités qui disent regretter les victimes du régime soviétique, mais qui continuent de pratiquer la répression politique. »

► (Re) lire : «Projekt 1917», la révolution russe sur le net

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