Accéder au contenu principal
Pays-Bas

Pays-Bas: l’opinion publique indignée par les révélations des Paradise Papers

Le Parlement néerlandais, le Binnenhof, à La Haye<br>(<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/" target="_blank">CC BY-SA 2.5 / Markus Bernet</a>)</br>
Le Parlement néerlandais, le Binnenhof, à La Haye<br>(<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5/" target="_blank">CC BY-SA 2.5 / Markus Bernet</a>)</br>
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les révélations des Paradise Papers ont montré l’existence de mécanismes d’optimisation et d’évasion fiscale à travers le monde. Mais chez nous aussi, en Europe, se nichent des paradis fiscaux. À l’instar des Irlandais ou des Luxembourgeois, les Néerlandais font partie des pays européens qui ont la politique fiscale la plus active pour attirer les grands groupes. Cela se passe la plupart du temps par le biais de rescrits fiscaux, qui ici sont particulièrement attirants. Depuis les révélations des Paradise Papers, les Néerlandais sortent de leur indifférence et demandent désormais des comptes.

Publicité

Avec notre bureau à Bruxelles,

Selon les révélations des Paradise Papers, si l'équipementier Nike a réussi à dissimuler des milliards d’euros au fisc américain via les Bermudes, c’est grâce à un montage juridique d’origine néerlandaise. C’est en rapatriant ses revenus européens aux Pays-Bas que l’entreprise a réussi à échapper à beaucoup d’administrations fiscales dans l’UE.

Rompant avec la vision positive du profit cultivée depuis des siècles, certains Néerlandais vont jusqu’à se déclarer choqués, y compris des auteurs d’éditoriaux. Au Parlement, un mouvement initié par le parti Groenlinks, la Gauche verte, a même demandé un débat. Cette requête a rapidement été reprise à leur compte par les autres partis y compris ceux de la majorité.

Ce mouvement nouveau de l’opinion néerlandaise est à relier en grande partie avec la révélation d’un rescrit fiscal accordé, hors de tout contrôle, à l’entreprise Procter & Gamble pour une société boîte aux lettres aux îles Caïman. La firme aurait échappé à 169 millions d’euros d’impôts néerlandais.

Le nouveau ministre de l’Economie approuve l’idée de lutter contre l’évasion fiscale et les sociétés boîte aux lettres, alors que le secrétaire d’Etat aux Finances annonce une enquête sur les rescrits fiscaux accordés à 4000 entreprises étrangères.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.