Allemagne

Allemagne: une coalition «Jamaïque» ou de nouvelles législatives?

La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse au siège de la CDU à Berlin, le 16 octobre 2017.
La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse au siège de la CDU à Berlin, le 16 octobre 2017. REUTERS/Fabrizio Bensch

Angela Merkel a reconnu jeudi 16 novembre l'existence de « différences profondes » entre conservateurs, libéraux et écologistes qui tentent de trouver un compromis pour former un gouvernement en Allemagne. Faute de quoi des législatives anticipées risquent d'être convoquées.

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Devant la presse, Angela Merkel se veut optimiste. « Je pense qu'on peut réussir. Moi, j'en ai la volonté même si c'est un travail difficile », a-t-elle déclaré avant le début de la dernière journée de pourparlers. Près de deux mois après les législatives qui n'ont pas donné à l'Allemagne de majorité évidente, les heures sont comptées pour Mutti qui espère voir émerger un accord de principe entre partis pour tenter de former, avant Noël, un gouvernement de coalition.

C'est sur ce ton raisonnablement optimiste qu'ont repris en début d'après-midi les négociations en cercle restreint, soit avec les principaux négociateurs de chaque formation.

Discussions tendues

Depuis près d'un mois, ces partis, aux positions souvent très éloignées, ont mené des discussions tendues, ponctuées de querelles étalées sur la place publique, visant à savoir s'ils peuvent diriger ensemble le pays.

Ils doivent désormais annoncer s'ils renoncent sur fond de trop nombreux désaccords ou s'ils passent à l'étape suivante, c'est-à-dire l'élaboration d'un « contrat de coalition » avec l'objectif de former, au plus tôt d'ici Noël, un quatrième gouvernement sous la houlette d'Angela Merkel.

Les discussions pour cette coalition Jamaïque, en référence aux couleurs noire-jaune-verte des conservateurs, libéraux et écologistes, pourraient se prolonger jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi.

Personne ne veut de nouvelles élections

« Pour la chancelière, ce n'est pas seulement son prochain mandat qui dépend de la réussite de la coalition "jamaïque", mais aussi la poursuite de sa carrière politique », estime le journal populaire Bild.

Mais si les partis n'arrivent pas à s'accorder, alors « de nouvelles élections sont inéluctables. Et personne n'en veut », pointe l'hebdomadaire Der Spiegel. Car elles risquent de profiter avant tout à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême-droite qui avec près de 13% a fait une entrée historique à la chambre des députés.

(avec AFP)

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