COP23 / Changement climatique

COP23: présentation de projets d'adaptation aux changements climatiques

En Colombie, des scientifiques aident les petits agriculteurs à s’adapter au changement climatique. Ici, la culture de la gulupa, un fruit prisé à l’export (Illustration).
En Colombie, des scientifiques aident les petits agriculteurs à s’adapter au changement climatique. Ici, la culture de la gulupa, un fruit prisé à l’export (Illustration). RFI/Véronique Gaymard

La COP23 n’est pas seulement le lieu de la négociation climatique, c’est également une plateforme de présentation de projets innovants. La Commission des Nations unies pour le climat a remis jeudi 16 novembre le prix Elan à des projets d’adaptation qui ont montré leur efficacité sur le terrain.

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Avec notre envoyée spéciale à Bonn,  Agnès Rougier

Dans la catégorie des technologies de la communication, il y a le projet Climb qui étudie dans les Alpes, les conséquences du réchauffement du climat sur les écosystèmes.

« On étudie essentiellement la faune et la flore et leurs réactions au changement climatique. Il y a des années extrêmes chaudes ou froides, alors comment elles s'adaptent au changement climatique ? Et ces différentes espèces forment ensuite des écosystèmes, on essaye de prédire l’évolution des écosystèmes dans le futur pour que nos sociétés arrivent à s’adapter au changement climatique », explique Irène Alvarez, du Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude.

Le projet Climb a montré que dans les Alpes les animaux et les plantes remontent en altitude, d’une trentaine de mètres tous les 10 ans. Ces données, en libre consultation, permettent aux habitants d’anticiper les changements de mode de vie.

En Colombie et au Honduras, ce sont aussi des scientifiques qui aident les petits agriculteurs à s’adapter au changement climatique. « Nous récoltons les informations sur leur manière de cultiver dans le passé et nous les analysons. Nous collectons aussi des données sur les conditions climatiques comme la pluie, la température, l’ensoleillement, et on les rassemble pour comprendre comment le climat affecte les plantations. Ensuite, on les utilise pour produire des informations sur la façon de gérer les cultures », rapporte Julian Ramirez, chercheur au Centre international d’agriculture tropicale.

Aujourd’hui, 300 000 agriculteurs reçoivent ces informations par téléphone, par bulletin imprimé ou encore par leurs coopératives agricoles.

à (re) lire : Climat: le cri d'alarme des scientifiques sur l'état de la planète

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