Russie

Le retour de la Russie au Moyen-Orient

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu le 11 décembre avec Recep Tayyip Erdogan à Ankara, dernière étape d'un marathon régional au cours duquel il a annoncé  le retrait d'une «partie significative» des forces russes de Syrie.
Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu le 11 décembre avec Recep Tayyip Erdogan à Ankara, dernière étape d'un marathon régional au cours duquel il a annoncé le retrait d'une «partie significative» des forces russes de Syrie. Murat Cetinmuhurdar/Presidential Palace/Handout

Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 12 décembre le retour d'une partie des troupes déployées en Syrie. Le président Vladimir Poutine lui-même avait lancé cette opération sans préciser le nombre de militaires censés rentrer au pays. On estime que Moscou a déployé entre 4000 et 5000 soldats en Syrie. Vladimir Poutine était lundi sur une base russe de Syrie, avant de se rendre en Egypte puis en Turquie, nouvelle illustration du retour de Moscou au Moyen-Orient... 

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L'intervention militaire russe de 2015 en Syrie a permis de sauver le régime de Bachar el-Assad et Moscou veut y voir une victoire contre les jihadistes du groupe Etat islamique. La Russie a bien l'intention de peser dans tous les processus consacrés à l'avenir politique de la Syrie.

A l'heure où la Russie annonce le retrait d'une « partie significative » de ses troupes déployées en Syrie, on constate que Moscou a entamé un retour durable dans tout le Moyen-Orient : au Caire cette semaine, Vladimir Poutine et son homologue Abdel Fattah al-Sissi ont finalisé l'accord de construction de la première centrale nucléaire égyptienne.

Le Président russe s'est ensuite rendu en Turquie : les deux pays se sont rapprochés ces dernières annnées et envisagent désormais de renforcer leur coopération militaire, ce qui est susceptible de froisser les Etats-Unis car la Turquie est membre de l'OTAN.

Malgré sa proximité avec Téhéran et Damas, la diplomatie russe semble vouloir s'adresser à tous les acteurs de la région, aux Turcs comme aux Kurdes, à l'Iran comme aux Pays du Golfe, aux Israéliens comme aux Palestiniens, au moment où leur conflit connait un nouvel épisode de tension après l'annonce américaine concernant Jérusalem.

Moscou est parvenu à faire prévaloir sa doctrine sur des Occidentaux qui sont restés très divisés et qui ont eu beaucoup de contradictions entre leur discours et leur pratique politique, notamment par rapport à la révolution syrienne.

La victoire d’une doctrine diplomatique cohérente pour la Russie

 

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