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Azerbaïjan

Azerbaïdjan: lourdes condamnations pour 12 militants islamistes présumés

Dirigé d'une main de fer par Ilham Aliev, l'Azerbaïdjan est l'un des pays les plus laïcs du monde musulman mais les autorités sont de plus en plus inquiètes face à la montée de l'islam radical.
Dirigé d'une main de fer par Ilham Aliev, l'Azerbaïdjan est l'un des pays les plus laïcs du monde musulman mais les autorités sont de plus en plus inquiètes face à la montée de l'islam radical. (cc) Wikimédia/Gulustan
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Douze militants présentés comme islamistes ont été condamnés à des peines de 12 à 15 ans de prison pour « terrorisme » jeudi 28 décembre en Azerbaïdjan. Une accusation que les prévenus disent être politiquement motivée. Ils affirment également avoir été torturés pendant leur détention. Ceux-ci avaient été arrêtés en novembre 2015 après une opération de police dans leur bourgade de Nardaran, à 25 km au nord de la capitale Bakou, un minuscule bastion chiite et conservateur musulman de cette ancienne république soviétique très laïque, dont le pouvoir écrase toute voix discordante notamment depuis 2014.

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Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Les douze membres du « Mouvement pour l'unité musulmane » ont écopé de douze à quinze ans de prison pour « tentative de prise de pouvoir par la force, terrorisme, préparation de troubles massifs et trafic de stupéfiants ».

Des accusations que les prévenus rejettent et que bien des observateurs extérieurs et experts de l’islam azerbaïdjanais considèrent comme fortement douteuses.

L’arrestation des intéressés, de même que celle des 17 autres membres du mouvement condamnés à des peines similaires en janvier dernier, est intervenue en novembre 2015 à Nardaran, fief conservateur musulman de 8 000 habitants au terme d’une opération de police meurtrière déclenchée dans un contexte politique azerbaïdjanais très lourd.

Depuis un an, le régime du président Aliev s’était lancé dans des arrestations systématiques d’opposants politiques, de défenseurs des droits de l’homme et autres journalistes critiques. Ces doutes viennent aussi de la triste réputation de la justice du pays, aux ordres d’un pouvoir de plus en plus dictatorial et désireux de cacher les affaires de corruption qui le minent, sur fond de manne pétrolière peu redistribuée.

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