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Géorgie

Géorgie: l’ancien président Mikheïl Saakachvili condamné à trois ans de prison

Mikheïl Saakachvili, le mercredi 25 octobre 2017, alors qu'il appelait à une nouvelle manifestation contre le président ukrainien Petro Porochenko.
Mikheïl Saakachvili, le mercredi 25 octobre 2017, alors qu'il appelait à une nouvelle manifestation contre le président ukrainien Petro Porochenko. REUTERS/Valentyn Ogirenko
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un tribunal de Tbilissi a rendu publique, ce vendredi matin 5 janvier, la condamnation de l’ancien président de la Géorgie Mikheïl Saakachvili à trois ans de prison ; une condamnation par contumace, celui-ci résidant aujourd’hui en Ukraine et n’ayant pas remis les pieds dans son pays depuis la fin de son second mandat, en novembre 2013. Mikheïl Saakachvili, connu pour son esprit révolutionnaire pro-occidental et son opposition à ce qu’il appelle l’impérialisme russe, dénonce un verdict politiquement motivé.

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Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

C’est la première condamnation dont fait l’objet celui qui a présidé la Géorgie de 2004 à 2013. Un tribunal de Tbilissi, capitale de la Géorgie, ancienne république soviétique, a donc enfin rendu son verdict : Mikheïl Saakachvili a été condamné à trois ans de prison ferme pour abus de pouvoir.

L’affaire pour laquelle il est condamné est celle du pardon qu’il a accordé, sans la consultation de la commission de pardon, dans le cas de quatre hauts responsables de la police accusés du meurtre en 2006 d’un banquier, Sandro Girgvliani. Mikheil Saakachvili, 50 ans, dénonce un verdict politique.

Il estime que celui qui règne de façon informelle sur le pays, l’oligarque Bidzina Ivanichvili, répond à une forme de commande de la part de la Russie, où il a fait fortune dans les années 1990-2000.

Ce jugement intervient aussi à un moment où Mikheïl Saakachvili est en pleine guerre avec Petro Porochenko. Le président de l’Ukraine l’a nommé gouverneur de la région d’Odessa, en mai 2015, avec pour mission d’y mettre à profit son expérience de réformateur de la Géorgie ; un poste dont il a démissionné, estimant que Porochenko ne fait que recréer une oligarchie en Ukraine et qu’il s’est entendu avec le pouvoir géorgien pour le faire extrader dans sa patrie d’origine.

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