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Grèce / Social

Grèce: fort mouvement social contre les restrictions du droit de grève

Des manifestants défilent à Athènes, le 12 janvier 2018.
Des manifestants défilent à Athènes, le 12 janvier 2018. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Grèce a été touchée, vendredi 12 janvier, par un mouvement de grève dans de nombreux services publics pour protester contre une réforme restreignant le droit de grève exigé par les créditeurs du pays. Plusieurs milliers de Grecs ont manifesté à Athènes pour préserver leur droit de grève. C'est l'un des aspects controversés du nouveau train de réformes qui devrait être adopté en procédure d'urgence ce lundi.

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Ce vendredi 12 janvier, en raison de ce mouvement social, les transports à Athènes étaient fortement perturbés, les hôpitaux fonctionnaient en service minimum et les bateaux dans les ports étaient bloqués à quai.

Quelque 9 000 personnes ont aussi manifesté dans le centre de la capitale grecque. A l'issue du cortège, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher un petit groupe de protestataires de s'approcher du Parlement.

La GSEE, la fédération des travailleurs du privé a appelé les députés grecs a « défendre la Constitution et les libertés démocratiques ».

La contestation vise une mesure qui doit être votée lundi au Parlement. Elle prévoit qu'une grève, pour pouvoir se tenir, devra être votée par 50% des membres syndiqués de l'entreprise, contre 20% actuellement. La Grèce a connu une cinquantaine de grèves générales depuis le début de la crise économique en 2010.

L'autre mesure qui fait débat, c'est celle qui  concerne les ventes aux enchères des propriétés de personnes endettés. Elles auront désormais toutes lieu en ligne. Là aussi, le gouvernement cherche a éviter les mouvements de contestations qui ont bloqué ces enchères ces derniers mois. Ce sont donc deux changements hautement symboliques pour les Grecs, rappelle notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard.

Batterie de mesures

Cette réforme fait partie d'une batterie de mesures que la Grèce s'est engagée à adopter auprès de l'Union européenne et du FMI pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche de l'actuel accord de prêt d'un montant de 4,5 milliards d'euros.

Après le vote, lundi, au Parlement, le pays attend des ministres européens des Finances qu'ils donnent le 22 janvier leur feu vert au déblocage de la tranche du prêt. Le dernier accord de prêt expire en août prochain, et la Grèce compte à partir de là pouvoir se refinancer seule sur les marchés. L'accès lui en avait été interdit il y a neuf ans pour cause de surendettement.

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