Italie

Législatives en Italie: vers une abstention record?

Dans les rues de Rome, le 21 février 2018.
Dans les rues de Rome, le 21 février 2018. Andreas SOLARO / AFP

Le 4 mars, les Italiens seront appelés à élire leurs représentants au Parlement et dans deux régions. Les jeux sont ouverts et confus à la fois, à cause d'une loi électorale particulièrement complexe. Et parce que la campagne électorale n'a pas eu un grand succès : à 10 jours du scrutin, 45% des électeurs n'ont pas encore fait leur choix ou pensent s'abstenir.

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Tréca

On parle même d'une possible abstention record, après une campagne  brouillonne et avec un  mode de scrutin si complexe qu'un italien sur deux ne sait pas comment voter.

Les sondages donnent l'avantage à l'alliance des droites - un attelage assez peu compatible sur le fond entre le centriste Berlusconi et la Ligue du Nord, le parti anti-migrants et anti-européen de Salvini - qui à eux deux prendraient 37% des voix.

Loin derrière eux, les partis du centre gauche de Matteo Renzi ne réunissent 27% des intentions de vote. Sans majorité absolue, aucune de ces deux grandes formations ne pourrait gouverner seule. Les populistes du Mouvement 5 étoiles ne font pas mieux. Avec 28% des intentions de vote, ils sont désormais bien ancrés dans la péninsule, mais encore trop faibles pour diriger seuls le pays. Dans la course aux suffrages, les programmes ont été fluctuants sur l'immigration et l'emploi, les deux enjeux majeurs du débat. Les candidats se sont ménagés : les adversaires d'aujourd'hui seront peut-être les alliés de demain pour aller au gouvernement.

Les électeurs ne sont pas dupes. Le suspense viendra après les élections. Le 4 mars beaucoup d'Italiens resteront chez eux.

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