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Grèce

Scandale Novartis: les députés grecs valident la création d'une commission

Le Premier ministre grec lors d'un discours avant le vote pour la création d'une commission spéciale sur le scandale de corruption impliquant le groupe pharmaceutique suisse Novartis, le 22 février 2018.
Le Premier ministre grec lors d'un discours avant le vote pour la création d'une commission spéciale sur le scandale de corruption impliquant le groupe pharmaceutique suisse Novartis, le 22 février 2018. REUTERS/Alkis Konstantinidis
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'enquête sur le scandale Novartis se poursuit en Grèce. Les députés grecs se sont prononcés à une très large majorité en faveur de la création d'une commission parlementaire chargée d'examiner le cas de deux anciens Premiers ministres et de huit anciens ministres. Ils sont soupçonnés d'avoir accepté des pots-de-vin versés par le groupe pharmaceutique suisse.

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Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

La création de la commission a été adoptée après un débat marathon. Pendant près de vingt heures, anciens ministres et Premiers ministres soupçonnés d'être impliqués dans le scandale Novartis à Athènes ont défilé devant le Parlement. Ils se sont défendus d'avoir participé à un système de pots-de-vin de grande envergure qui aurait fait monter les prix des médicaments pendant des années.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a répondu sur le ton de l'ironie : « Tous ceux qui ont gouverné pendant toutes ces années, vous n'avez rien remarqué concernant ce scandale ? Nous ne parlons pas de petites sommes. Nous parlons de montants qui ont directement affecté la trajectoire budgétaire du pays. »

Une mise en cause directe de l'opposition, particulièrement des conservateurs de la Nouvelle démocratie au pouvoir à l'époque des faits. Pour leur président, Kiriakos Mitsotakis, il s'agit d'une cabale. « Votre but, c'est de transformer la prochaine campagne électorale, non pas en discussion sur le futur du pays, mais en combat de boue duquel vous espérez survivre politiquement », a-t-il lancé.

Une commission parlementaire composée de 21 membres aura un mois pour étudier de possibles cas de corruption et de blanchiment d'argent sale. Les dix hommes politiques mis en cause risquent de perdre leur immunité et d'être renvoyés devant un tribunal spécial, après un nouveau vote du Parlement.

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