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Allemagne / Syrie

La visite de l'extrême droite allemande en Syrie choque l'Allemagne

La délégation de l'AfD recontre Ali Haidar, le ministre syrien de la Réconciliation nationale, lors de sa visite à Damas, le 6 mars 2018.
La délégation de l'AfD recontre Ali Haidar, le ministre syrien de la Réconciliation nationale, lors de sa visite à Damas, le 6 mars 2018. SANA/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Sept membres de l’AfD, l'extrême droite allemande et première force d’opposition au Bundestag, dont quatre députés, se sont rendus en Syrie ont rencontré des proches de Bachar el-Assad. La chancelière Angla Merkel condamne et les écologistes demandent une enquête pour complicité avec le terrorisme après leur rencontre avec le grand mufti de Syrie, un homme qui a menacé en 2011 l'Europe et les Etats-Unis d'attentats à la bombe s'ils attaquaient la Syrie.

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Des photos de routes embouteillées, d'une piscine ou encore d'un restaurant bondé, voilà ce que montre un député AfD de son séjour syrien, débuté lundi 5 mars, sur sa page facebook. Des images assorties de ce commentaire : « La vie quotidienne normale. »

« Vie quotidienne normale », ce sont les mots de ce parti pour justifier sa demande de placer la Syrie sur la liste des pays sûrs. Un tel classement serait l’assurance de pouvoir faciliter l'expulsion des demandeurs d'asile syriens.

Outrés, des Allemands ou des réfugiés syriens conseillent aux députés de l'AfD de se rendre dans la Ghouta orientale pour avoir une autre image de la réalité sur place, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

« Vie quotidienne normale », ces mêmes mots ont récolté une condamnation sans appel de la chancelière Angela Merkel par la voix de son porte-parole Steffen Seibert. « Le régime syrien montre chaque jour avec quelle inhumanité il traite son propre peuple. Ceux qui flattent ce régime se disqualifient eux-mêmes », a-t-il déclaré.

Les autres partis dénoncent également ce voyage et ses intentions. Le président de l'AfD, Jörg Meuthen, juge en retour ces réactions totalement exagérées et estime que leurs auteurs ont perdu toute compétence en matière de politique étrangère.

Face à une AfD très à l’offensive et depuis quelques semaines régulièrement au cœur du débat politique outre-rhin, le gouvernement durcit le ton. Dans un entretien au journal Der Spiegel, le ministre de la Justice envisage même une démarche inédite : faire surveiller des membres de l’AfD par le renseignement intérieur. Une pratique jusqu’ici réservée à des groupuscules radicaux soupçonnés de mettre en danger la sécurité de l'Etat.

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