Royaume-Uni / Russie

Affaire Skripal: l'état de la fille de l'ex-espion russe s'est amélioré

Des policiers montent la garde devant la maison de l'ex-agent russe Sergei Skripal et de sa fille Ioulia le 6 mars 2018.
Des policiers montent la garde devant la maison de l'ex-agent russe Sergei Skripal et de sa fille Ioulia le 6 mars 2018. REUTERS/Toby Melville

Les enquêteurs russes tentent d’obtenir l’assistance de leurs collègues britanniques sur l’affaire Serguei Skripal, empoisonné le 4 mars dernier. Tandis que Moscou se plaint de l’obstruction systématique de Londres, à Salisbury, l’hôpital dans lequel sont soignés l'ex-agent double russe et sa fille a livré de nouveaux détails sur leur état de santé, indiquant que la jeune femme allait mieux.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

L’état de Ioulia Skripal s’améliore rapidement, elle n’est plus dans un état critique et sa vie ne semble plus en danger. Ces nouvelles rassurantes et inespérées annoncées par l’hôpital de Salisbury viennent de donner un nouveau tour à l’affaire.

Non seulement la jeune femme est consciente mais elle est aussi capable de s’exprimer. Ce qui veut dire qu’elle pourra bientôt parler aux enquêteurs britanniques et leur donner sa version des événements qui ont conduit à son empoisonnement aux côtés de son père qui, lui en revanche, reste dans un état grave.

Autre information significative, ce sont les mains de Sergei et Ioulia Skripal qui présentent le plus de traces de l’agent innervant, accréditant la thèse selon laquelle le poison a été disséminé sur la poignée de la porte d’entrée du domicile de l’ex-espion russe, là où les tests montrent la plus haute concentration de la substance neurotoxique.

Pendant ce temps, Moscou, qui dément toute implication, a accusé jeudi 29 mars Londres de contrevenir aux lois internationales en refusant de fournir la moindre information sur le sort de sa ressortissante Ioulia Skripal. La Russie pour qui désormais le MI6, le renseignement extérieur britannique pourrait être derrière l’attaque et qui prévient les Occidentaux qu’une guerre diplomatique pourrait déclencher une réplique militaire.

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