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Arménie

L’Arménie se dirige-t-elle vers des élections législatives anticipées?

Le leader de l'opposition Nikol Pachinian s'adresse à des manifestants pendant un meeting à Erevan, le 25 avril 2018.
Le leader de l'opposition Nikol Pachinian s'adresse à des manifestants pendant un meeting à Erevan, le 25 avril 2018. REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après la démission lundi du Premier ministre arménien, Serge Sarkissian, face à la mobilisation de la rue, le Premier ministre par intérim a évoqué ce matin la possibilité d'élections législatives anticipées. Ce serait une éventuelle issue à la crise alors que l’opposition, elle, maintient la pression. La mobilisation a repris de plus belle.

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Avec notre envoyée spéciale à Erevan, Anastasia Becchio

Une mobilisation très joyeuse, sonore et animée. Les automobilistes klaxonnent en signe de soutien aux manifestants qui défilent en petits groupes de quelques dizaines à quelques centaines de personnes. L’ambiance est très festive : les gens chantent, dansent, tapent dans les mains.

Le cortège le plus important est mené par le député de l’opposition, Nikol Pachinian, qui devait entamer des négociations ce matin avec le Premier ministre par intérim, Karen Karapetian, mais qui a préféré poursuivre la pression dans la rue ; marcher pour rallier le plus de monde possible au mouvement et peser sur le processus politique.

La rue ne veut pas un nouveau Premier ministre issu du parti de Serge Sarkissian

Les contestataires ne veulent pas d’un représentant du parti au pouvoir, le Parti républicain, à la tête du prochain gouvernement. Le départ de Serge Sarkissian du poste de Premier ministre a été une victoire, mais c’est une première manche, explique un manifestant, qui souhaite voir Nikol Pachinian nommé chef du gouvernement par intérim. Selon lui, ce serait une garantie que les élections anticipées qu’il appelle de ses vœux se déroulent d’une « façon transparente et juste ».

Le deuxième parti le plus important du pays, l’Arménie prospère, a appelé ce matin ses membres à se joindre également à ce mouvement de protestation.

Le président Armen Sarkissian a annoncé qu’il allait entamer des négociations avec les partis politiques. Le Parlement a jusqu’au 2 mai pour nommer un nouveau Premier ministre. Et jusque-là, la rue semble bien décidée à ne rien céder : un nouveau grand rassemblement est prévu ce soir place de la République.

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