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Arménie

[Reportage] Arménie: le bras de fer entre le pouvoir et la rue se poursuit

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Erevan le 25 avril 2018.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Erevan le 25 avril 2018. REUTERS/Gleb Garanich
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Toujours pas d’issue en vue dans la crise politique qui secoue l’Arménie. Le bras de fer entre le parti au pouvoir et la rue se poursuit. Tout au long de la journée, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Erevan, bloquant des routes, menant des actions de désobéissance civile, à l’appel du député et chef de la contestation, Nikol Pachinian que beaucoup espèrent voir nommé Premier ministre provisoire en attendant des élections anticipées. Dans les cortèges, beaucoup de jeunes et notamment des étudiants de la faculté de médecine de Erevan, inquiets pour leur avenir.

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Avec notre envoyée spéciale à Erevan, Anastasia Becchio

Dans leurs blouses blanches, ils ne passent pas inaperçus dans les cortèges de manifestants. Sarkis a délaissé depuis quelques jours les bancs de sa faculté de médecine et coordonne un petit groupe d’étudiants de 4e année : « On bloque les rues, on a des petits groupes et entre nous on se met d’accord pour organiser ce bazar. L’idée est de faire en sorte que la voix du peuple arrive jusqu’aux oreilles du pouvoir et que le peuple comprenne qu’il est fort ».

Hayk Sarkissian, étudiant de 4e année de médecine, manifeste lui aussi pour tenter de faire changer les choses : « Nous sommes étudiants en médecine, ce sont de très longues études, et ensuite on sera payés des clopinettes. Et ça ne concerne pas que les médecins chez nous, tout le monde reçoit un salaire de misère. Ça n’est pas normal, ça n’est pas comme ça qu’il faut vivre.
Mes oncles sont aussi médecins et ils habitent tous à l’étranger. Ici, on se bat pour nos droits, pour notre voix, qui n’est pas à vendre. Nous voulons vivre sur notre terre, nous voulons vivre ici et nous voulons que nos enfants aussi puissent vivre ici. Nous ne voulons pas partir, mais les circonstances nous y forcent parfois.
 »

Jusqu’à il y a quelques jours, Hayk pensait partir faire son internat en Russie. Mais si les choses changent vraiment en Arménie, dit-il, alors je resterai.

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