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Espagne

Catalogne: Quim Torra n’obtient pas la majorité absolue au premier tour

Le candidat à la présidence de la Catalogne, Quim Torra, choisi par l'exilé Carles Puigdemont pour lui succéder, ce samedi 12 mai,  au cours du débat d'investiture au Parlement catalan.
Le candidat à la présidence de la Catalogne, Quim Torra, choisi par l'exilé Carles Puigdemont pour lui succéder, ce samedi 12 mai, au cours du débat d'investiture au Parlement catalan. REUTERS/Juan Medina
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’était une journée importante en Catalogne. Après que Carles Puigdemont ait renoncé à diriger la région, les députés se sont réunis ce samedi 12 mai pour le débat d'investiture de Quim Torra, un éditeur et écrivain novice en politique qui pourrait bien devenir le 131e président de la Catalogne. Le candidat n'a pas remporté la majorité absolue et un second tour devrait avoir lieu en début de semaine prochaine.

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Avec notre correspondante à Barcelone,  Leticia Farine

La séance d'investiture a commencé à midi avec le discours du candidat Quim Torra qui a demandé le soutien des députés en détaillant les objectifs du mandat qu'il voudrait effectuer. 

« Notre président c'est Carles Puigdemont, nous serons loyaux envers le mandat émanant du référendum du 1er octobre, nous construirons un Etat indépendant sous forme de République, notre programme de gouvernement c'est la cohésion sociale et la prospérité économique de la Catalogne. Le meilleur moyen de défendre notre région face à l'attaque de l'article 155 de la Constitution c'est de former un gouvernement. La meilleure façon de protéger les intérêts des prisonniers politiques et des exilés, c'est de former un gouvernement », a déclaré Quim Torra.

Le but de ce discours était de séduire le parti d'extrême gauche la Candidature d'unité populaire (CUP). Son leader Carles Riera a accusé les autres partis indépendantistes de ne pas être assez fermes :

« Nous sommes arrivés à un changement de cycle politique parce qu'Ensemble pour la Catalogne et la Gauche républicaine ont abandonné la voie de la désobéissance civile et l'unilatéralité. On espère qu'ils changeront d'avis. La lutte pour la République doit être basée sur un mouvement populaire et la désobéissance civile non violente.  »

Samedi, les quatre députés de la CUP ont voté blanc et Quim Torra n'a donc pas obtenu la majorité absolue. Ce dimanche après-midi, la CUP se réunira en assemblée pour déterminer si elle donnera son soutien au candidat indépendantiste lors du second tour qui aura lieu en début de semaine prochaine.

Si l'investiture de Quim Torra n'aboutit pas, les indépendantistes auront jusqu'au 22 mai pour trouver un candidat pour diriger la région, sinon de nouvelles élections auront lieu le 15 juillet.

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