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Pays-Bas

Geert Wilders jugé en appel pour avoir promis «moins de Marocains» aux Pays-Bas

Procès en appel de Geert Wilders, Amsterdam, ce jeudi 17 mai 2018.
Procès en appel de Geert Wilders, Amsterdam, ce jeudi 17 mai 2018. REUTERS/Francois Walschaerts
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le leader nationaliste néerlandais Geert Wilders comparaît de nouveau, ce jeudi 17 mai 2018, lors de son procès en appel pour discrimination et incitation à la haine. Le député d'extrême droite, un allié de Marine Le Pen notamment connu pour ses positions anti-islam, a demandé le report de la procédure, dénonçant « une chasse aux sorcières ».

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Bis repetita. A l'ouverture de son procès en appel, c’est l’avocat du leader du Parti pour la liberté (PVV) qui s'est exprimé au nom de ce dernier, ce jeudi, comme lors des trois semaines d'audience en première instance. Geert Wilders n’a pas l’intention de s’intéresser aux débats. « J'ai déjà vécu tout ça », a-t-il déclaré au quotidien populaire De Telegraaf.

En 2016, le député d'extrême droite avait été reconnu coupable, en première instance, de discrimination, pour avoir promis, lors d'un rassemblement électoral en 2014, « moins de Marocains » à son pays. Le chef d’accusation d’incitation à la haine n’avait pas été retenu « faute de preuves », avaient dit les juges. La défense et le parquet avaient fait appel.

Lors du précédent procès, le Néerlandais s'était exprimé sur Twitter, évoquant un « procès politique » mené par un parquet « marionnette ». Geert Wilders, pourtant condamné à aucune peine, avait également qualifié le jugement de « complètement cinglé ».

Un comportement et des propos qui avaient, quoi qu'il en soit, renforcé sa popularité auprès de sa base électorale. Il faut dire que le député controversé, adepte des polémiques et qui avait recueilli 13% des voix en 2017 - très loin de la percée électorale attendue -, est aussi porteur de propositions ancrées à l'extrême droite.

Lors des législatives, en 2017, il promettait, en cas d'accession à la tête du gouvernement, de procéder à la fermeture des mosquées et des écoles islamiques, de confisquer les exemplaires du Coran, de fermer les frontières du pays et d'interdire les migrants venant de pays musulmans.

→ À relire : Les Pays-Bas disent « non » au populisme, l'analyse avec Marc-Olivier Padis

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