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Migrants

Le Maersk avec 108 migrants débarque en Italie, le Lifeline attendu à Malte

Des migrants à bord du navire Lifeline attendent l'aide apportée par les forces armées maltaises, près de ce pays, le 23 juin 2018.
Des migrants à bord du navire Lifeline attendent l'aide apportée par les forces armées maltaises, près de ce pays, le 23 juin 2018. MISSION LIFELINE/via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le cargo danois Maersk transportant 108 migrants a été autorisé à accoster en Sicile lundi 25 et on apprend ce mardi que le Lifeline et les 234 migrants qu’il a sauvés devraient débarquer à Malte. C'est le Premier ministre italien Giuseppe Conte qui l'annonce, après un entretien téléphonique avec le président maltais Joseph Muscat. Ces deux navires qui illustrent les tensions autour du dossier des réfugiés à quelques jours d’une réunion du Conseil européen à Bruxelles jeudi 28 et vendredi 29 juin.

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Le cargo danois Alexander Maersk, qui avait changé de route vendredi 22 juin pour se porter au secours de migrants au large de la Libye, est arrivé dans la nuit de lundi 25 à Pozallo, en Sicile. Il avait attendu trois jours devant ce port du sud de l'île des consignes des autorités maritimes italiennes. Rappelons que le cargo danois a été prié par les garde-côtes italiens d’intervenir pour secourir ces migrants au large de la Libye.

Car Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, a réaffirmé lundi 25 qu’il n’accepterait plus que les navires humanitaires des ONG venus en aide aux migrants accostent dans des ports italiens. Des bateaux des garde-côtes italiens sont en revanche autorisés à accoster et permettre aux migrants secourus de débarquer.

Une solution «européenne» envisagée pour le Lifeline

Ecoutez Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, ce matin chez nos confrères de RTL

Concernant le sort des 234 autres migrants à bord du Lifeline, une sortie de crise semble se dessiner. Ce navire affrété par l’ONG allemande du même nom est resté bloqué en mer, après avoir été interdit d’accostage sur les côtes italiennes et maltaises par les autorités des deux pays. Mais à la mi-journée ce mardi le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte annonçait que le navire pourrait accoster à Malte, après un entretien téléphonique avec le président maltais Joseph Muscat.

Déjà ce matin, le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux annonçait sur RTL qu'une « solution européenne semble se dessiner : [ce] serait un débarquement à Malte ». Dans un communiqué, le gouvernement maltais faisait état d'intenses efforts diplomatiques ces dernières 48 heures pour tenter de trouver une solution et remerciait les présidents du Conseil et de la Commission européenne pour leur aide. Selon le quotidien Malta Independant, les autorités de la Valette auraient posé plusieurs conditions, parmi lesquelles un partage des quelque 230 migrants entre plusieurs pays de l’Union européenne.

Six pays se disent prêts à prendre en charge une partie d'entre eux. C'est notamment le cas de l'Italie, de la France et du Portugal. Côté français, « la France sera prête à envoyer une équipe sur place pour traiter les demandes [d'asile] de manière individuelle », précisait ce matin Benjamin Griveaux. Une démarche similaire ayant déjà été entreprise lors de l'accostage du navire Aquarius à Valence en Espagne, il y a une dizaine de jours.

Le Conseil européen se réunira jeudi 28 et vendredi 29 à Bruxelles, notamment sur le sujet des migrants. Cette réunion des Vingt-Huit suit une réunion préparatoire dimanche 24 juin. Celle-ci a été boycottée par les pays du groupe de Višegrad (Pologne, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie) et s’est achevée sans consensus, mettant en évidence la paralysie de l’Union européenne sur ce dossier.

(Avec AFP)

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