Union européenne / Etats-Unis

Droits de douane: l'UE alerte sur les conséquences d'une surenchère américaine

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse devant le Conseil européen à Bruxelles, le 29 juin 2018.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse devant le Conseil européen à Bruxelles, le 29 juin 2018. REUTERS/Francois Walschaerts

L’Union européenne a envoyé une lettre à l’administration américaine pour l’avertir des mesures de rétorsion qu'elle pourrait imposer au cas où Donald Trump devait mettre à exécution ses menaces et imposer des droits de douane sur les importations d’automobiles européennes. Dans une interview accordée vendredi à la chaîne de télévision Fox News, le président des Etats-Unis a affirmé que l’UE faisait « plus de mal aux Etats-Unis que la Chine », citant le déséquilibre commercial entre les deux blocs.

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Avec notre bureau à Bruxelles,

Avertissements, représailles, rétorsion, contre-mesures et escalade : l’Union européenne avertit Washington des dommages potentiels pour les Etats-Unis si la Maison Blanche déclenche une nouvelle guerre commerciale sur l’automobile.

Si Washington met en place des droits de douane de 20% sur les automobiles européennes, Bruxelles mettra en place des mesures de rétorsion qui toucheraient l’équivalent de 19% des exportations américaines. Des produits américains pour une valeur globale de 294 milliards de dollars seraient touchés, soit un peu plus de 252 milliards d’euros.

Représailles sur représailles

L’Union européenne a toujours affirmé que son intention n’était pas d’entrer dans une guerre commerciale. Mais après l’échec des pourparlers avec les Etats-Unis sur l’acier et l’aluminium et l’entrée en vigueur des droits de douane, l’UE a imposé le 22 juin des contre-mesures sur 182 produits américains. C’est la raison pour laquelle Donald Trump envisage maintenant des représailles, auxquelles l’UE menace désormais de répliquer par de nouvelles mesures de rétorsion.

Cela signerait le début d’une guerre commerciale de grande ampleur. Les Européens cherchent à tout prix à éviter l’escalade et précisent aussi dans leur lettre que les entreprises européennes basées aux Etats-Unis produisent 2,9 millions d’automobiles par an, ce qui représente 120 000 emplois américains.

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