Espagne

Espagne: les enjeux du congrès du Parti populaire

Le congrès extraordinaire du Parti populaire prétend organiser la succession de Mariano Rajoy, ici en mai, qui a été jeté du pouvoir.
Le congrès extraordinaire du Parti populaire prétend organiser la succession de Mariano Rajoy, ici en mai, qui a été jeté du pouvoir. REUTERS/Susana Vera

Le congrès extraordinaire du Parti populaire a commencé ce vendredi, il prétend organiser la succession de Mariano Rajoy qui a été jeté du pouvoir par le socialiste Pedro Sanchez à la suite d'une motion de censure. Ce samedi à 13h, on connaîtra le nom de son successeur. Ce nom déterminera l'avenir du grand parti de la droite espagnole.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

L'avenir proche du Parti populaire, la formation qui occupe toute la droite depuis plus d'un quart de siècle, est sur le point de se décider. Celui qui dirigeait la formation sans discussion, Mariano Rajoy, a quitté la politique et est revenu à son ancienne profession.

Les votants donneront leur préférence à une femme ou à un homme, et ce ne sera pas la même chose. La femme, c'est Soraya Saenz de Santamaria, l'ancienne vice-présidente du gouvernement très proche de Rajoy, une femme libérale, peu idéologique, qui croit surtout dans le bon sens et la gestion efficace. L'homme est plus jeune encore, il s'appelle Pablo Casado, en charge de la communication. Sérieux, catholique, favorable à un durcissement de la loi sur le divorce et l'avortèrent, très libéral en économie, il fait partie de l'aile droite du Parti populaire.

D'un côté, une femme divorcée qui n'aime pas les dogmes, de l'autre un homme très conservateur. Ces deux tendances existent au sein du Parti populaire. Reste à savoir celle qui va l'emporter.

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