Royaume-Uni / Equateur

WikiLeaks: le président Moreno va-t-il lâcher Assange?

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, au balcon de l'ambassade équatorienne à Londres, en mai 2017.
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, au balcon de l'ambassade équatorienne à Londres, en mai 2017. Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

Cela fait six ans que Julian Assange a trouvé refuge à l’ambassade équatorienne de Londres, alors qu’il cherchait à échapper à une demande d’extradition vers la Suède pour une enquête sur un viol présumé. A l’époque, l'Equateur lui avait accordé l’asile politique pour narguer les Etats-Unis, qui reprochent au cybermilitant d'origine australienne d’avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels américains sur le site WikiLeaks en 2010. Mais le cas Assange pourrait très prochainement rendre un tournant inattendu.

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Avec notre correspondante à Londres,  Marina Daras

Le président équatorien Lenín Moreno est en visite au Royaume-Uni cette semaine. Il participe à un congrès international et parle d'un possible accord commercial entre les deux pays après le Brexit.

Mais les rumeurs vont bon train sur la raison cachée de sa visite, alors que M. Moreno et les ministres britanniques essaient de trouver un moyen d’expulser le fondateur de WikiLeaks de l'ambassade de l'Equateur à Londres.

Le mandat d’arrêt européen mis en place par la Suède a été levé l’année dernière, mais la police britannique tente toujours d’arrêter Julian Assange pour avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution avant de trouver refuge.

Assange, le caillou dans la chaussure de Moreno

La police britannique refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis. Dans le doute, Julian Assange a donc passé des années enfermé dans l’ambassade 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Sa protection rapprochée coûte très cher à l’Equateur, et le président Lenin Moreno, élu en 2017, commence sérieusement à perdre patience. Il pourrait d’ici les prochaines semaines révoquer l’asile politique d’Assange.

Le successeur de Rafael Correa à la présidence équatorienne qualifie le fondateur de WikiLeaks de «caillou dans sa chaussure». Aussi, il ne serait pas nécessairement surprenant qu'il le remette finalement aux autorités britanniques.

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