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Espagne / Belgique

Catalogne: Carles Puigdemont retourne en Belgique pour continuer son combat

Carles Puigdemont lors d'une conférence de presse à Berlin, le 25 juillet 2018.
Carles Puigdemont lors d'une conférence de presse à Berlin, le 25 juillet 2018. REUTERS/Hannibal Hanschke
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'ancien président de Catalogne Carles Puigdemont va retourner en Belgique pour continuer à y mener son combat pour l'indépendance de sa région. Il ne court désormais plus le risque d’être extradé vers l’Espagne, puisque Madrid a retiré le mandat d'arrêt européen lancé contre lui. Carles Puigdemont peut donc se déplacer comme il l'entend, hormis en Espagne, et continuer à jouer un rôle politique central au sein du camp indépendantiste.

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L'ancien président de Catalogne avait été arrêté il y a quatre mois en Allemagne, alors qu’il revenait en voiture de Finlande. Désormais libre de ses mouvements, Carles Puigdemont entend continuer à tirer les ficelles de la politique catalane, en mettant sur pied en Belgique un Conseil de la République, sorte d’organe officieux de la cause séparatiste.

« Mon activité politique sera de nouveau dirigée depuis la Belgique. C’est là que se trouvent nos sièges, le Conseil de la République. Le changement de gouvernement en Espagne a signifié un changement de style, un changement de climat, de langage », déclare Carles Puigdemont.

Aux commandes du gouvernement espagnol depuis le mois dernier, Pedro Sanchez a déjà rencontré Quim Torra, le chef de l’exécutif catalan. Le Premier ministre socialiste a promis de trouver une issue politique à la crise, mais refuse catégoriquement d’organiser un référendum d’autodétermination que réclame Carles Puigdemont.

L’ancien président de Catalogne entend continuer à exister sur la scène politique espagnole à distance, puisqu'il risque toujours d'y être arrêté. En théorie, il doit attendre le délai de prescription de 20 ans. « Je ne sais pas si je devrais attendre 20 ans pour mettre les pieds en Espagne, ce que je sais, c'est que je n'attendrai pas 20 ans pour mettre les pieds en Catalogne », promet-il. En attendant, c’est à Waterloo, où il résidait avant son arrestation, que des membres du gouvernement catalan lui préparent une cérémonie de bienvenue.

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