Allemagne / Turquie

Allemagne: Angela Merkel s'inquiète de la crise de la devise turque

La chancelière allemande Angela Merkel, lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdic, le 13 août 2018, à Berlin.
La chancelière allemande Angela Merkel, lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdic, le 13 août 2018, à Berlin. REUTERS/Hannibal Hanschke
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les difficultés économiques de la Turquie préoccupent à l'étranger. C'est le cas aussi en Allemagne où vit une importante minorité d'origine turque. Et ce pays exportateur n'a rien à gagner d'un nouveau foyer de tensions frappant le commerce international, après la décision de Washington d'imposer des droits de douane plus élevés pour les produits turcs. Des responsables allemands ont réagi, à commencer par la chancelière Angela Merkel.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Personne n’a d’intérêt dans la déstabilisation de la Turquie ». Angela Merkel répondait ce lundi aux inquiétudes en Allemagne comme ailleurs sur la situation économique en Turquie. La chancelière a également plaidé pour une Banque centrale indépendante en Turquie et estimé que l’Union européenne avait tout à gagner à être entouré de voisins stables.

Au-delà, les responsables à Berlin ne veulent pas s’engager plus avant sur un possible soutien de l’Allemagne à la Turquie. Ce week-end, le ministre de l’Economie Peter Altmaier avait critiqué les conséquences négatives de l’augmentation des droits de douane américains pour les produits turcs. Des déclarations saluées ce lundi 13 août à Ankara.

Conséquences limitées pour Berlin

Les conséquences des difficultés économiques turques restent modestes pour l’Allemagne. Les exportations germaniques – machines-outils, voitures, produits chimiques – se renchérissent en raison de la dépréciation de la lire. Les entreprises allemandes en Turquie ont des coûts supplémentaires si elles doivent importer.

Mais même une baisse sensible de ces activités n’aurait pas de conséquences sensibles pour l’économie germanique. Les vacanciers allemands – et ils sont nombreux – se frottent les mains. Une semaine avec avion, hôtel pension complète dans un établissement des plus corrects coûte actuellement 250 euros.

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