Roumanie

Roumanie: ouverture d'une enquête après des violences contre des manifestants

Plus de 450 personnes ont été blessées et une trentaine interpellées lors d'une manifestation contre le gouvernement de gauche qui a dégénéré, vendredi 10 août 2018, à Bucarest.
Plus de 450 personnes ont été blessées et une trentaine interpellées lors d'une manifestation contre le gouvernement de gauche qui a dégénéré, vendredi 10 août 2018, à Bucarest. Octav Dragan/via REUTERS

En Roumanie, le parquet militaire a annoncé ce lundi 13 août l’ouverture d’une enquête suite aux violences commises lors de manifestations dans les rues de Bucarest vendredi soir. Durant cette marche de manifestants qui exigeaient la démission du gouvernement, plus de 450 personnes auraient été blessées. Des manifestations qui ont continué samedi et dimanche. Un peu plus tôt ce lundi, avant que le parquet militaire n’annonce l’ouverture d’une enquête, la ministre de l’Intérieur, Carmen Dan, n’avait pas hésité à défendre la gendarmerie roumaine, qui avait selon elle agi en respectant la loi afin de défendre les institutions de l’Etat.

Publicité

Ils étaient environ 80 000 vendredi dernier dans la soirée à manifesté à Bucarest contre le gouvernement, coupable selon eux de corruption. Une manifestation qui a dérapé lorsque des groupes de supporters de clubs de football ont tenté de rompre le cordon policier mis en place par la gendarmerie.

C’est alors que les forces de l’ordre ont réagi. Une réaction qualifiée de disproportionnée par des témoins : 450 personnes ont été blessées, ainsi qu'une trentaine de gendarmes. Ce lundi soir, une trentaine de plaintes avaient déjà été déposées, selon le procureur en charge de l’affaire.

Le parquet a par ailleurs demandé à la gendarmerie de lui fournir tous les documents sur cette intervention et s’est engagé à auditionner « ceux qui sont susceptibles d’avoir agi en violation de la loi ».

Des ressortissants israéliens parmi les victimes

Et il n’y a pas que les manifestants qui se plaignent de la violence de la gendarmerie. Lundi également, l’ambassade israélienne a annoncé que quatre de ses ressortissants avaient été sortis d’un taxi et battus par les forces de l’ordre. Un incident « inacceptable et extrêmement sérieux », selon l'ambassade israélienne, qui assure que les victimes vont également porter plainte.

Le président Klaus Iohannis a pour sa part réclamé que les coupables soient « identifiés et punis rapidement ». Les manifestations, elles, se poursuivent. Ce lundi soir, près de 2 000 personnes se sont à nouveau rassemblées pour le quatrième jour consécutif, au centre de la capitale.

(Avec AFP)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail