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Russie / ONG

Russie: l’ONG Memorial privée de ses locaux de Saint-Pétersbourg

Le siège de l'ONG Memorial à Moscou. Un graffiti sur le mur où l'on peut lire : «agent étranger». Ce jeudi, l'administration de Saint-Pétersbourg a décidé de déloger l'organisation des bureaux qu'elle occupait depuis 20 ans à Saint-Pétersbourg.
Le siège de l'ONG Memorial à Moscou. Un graffiti sur le mur où l'on peut lire : «agent étranger». Ce jeudi, l'administration de Saint-Pétersbourg a décidé de déloger l'organisation des bureaux qu'elle occupait depuis 20 ans à Saint-Pétersbourg. AFP/KIRILL KUDRYAVTSEV
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’antenne de l’organisation russe Memorial à Saint-Pétersbourg va devoir déménager : le bail qui lui était accordé n’a pas été renouvelé. Cela fait plus de vingt ans que la principale organisation de défense des droits de l’homme en Russie occupait ce siège situé dans le centre de la deuxième ville du pays.

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Avec notre correspondant à Moscou,  Etienne Bouche

Les membres de l’organisation avaient appris la nouvelle il y a plusieurs jours, mais c’est le député Boris Vichnevski qui a révélé l’information ce jeudi. Ce très actif député local d’opposition s’est indigné de la décision des autorités de Saint-Pétersbourg de déloger l’organisation Memorial. L'organisation est installée dans ses locaux depuis 1997.

Co-président de cette antenne locale, Alexandre Daniel souligne l’absence de justification. « Il peut y avoir différentes explications, dit-il. Une explication purement commerciale – quelqu’un qui voudrait récupérer les locaux, par exemple – ou bien une explication purement idéologique. Memorial est une organisation qui n’est pas franchement aimée du pouvoir. Parce que nous représentons cette mémoire historique avec laquelle le pouvoir actuel n’est pas très à l’aise. Mais tout cela n’a pas grand-chose à voir avec l’activité réelle de Memorial à Saint-Pétersbourg. Des trois fonctions qu’exerce l’organisation, l’antenne de Saint-Pétersbourg s’occupe d’abord d’aide sociale, bien plus que de recherches historiques ou même de la défense des droits de l’homme qui énerve tant le pouvoir. »

Créée par le dissident Andreï Sakharov en 1989, l’organisation est rarement attaquée ouvertement, mais son activité fait régulièrement l’objet de pressions indirectes. Deux de ses représentants régionaux, ceux de Carélie et de Tchétchénie, se trouvent actuellement dans le collimateur de la justice.

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