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Allemagne

Polémique en Allemagne: la police de Dresde trop proche de l’extrême-droite?

Des manifestants défilent contre la chancélière Angela Merkel lors de sa visite à Dresde, le 16 août 2018.
Des manifestants défilent contre la chancélière Angela Merkel lors de sa visite à Dresde, le 16 août 2018. REUTERS/Hannibal Hanschke
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Allemagne, la presse et la classe politique se questionnent depuis le 16 août sur l'influence de l'extrême-droite au sein de la police à Dresde, en Saxe. Pendant une manifestation du mouvement Pegida, les forces de l’ordre ont défendu un manifestant qui s’en prenait à une équipe de la télévision publique. De faits qualifiés de « vraiment inquiétants » par le gouvernement. La région a enregistré des pics de vote pour le parti d'extrême droite AfD lors des législatives de septembre dernier.

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Les faits remontent à une semaine. Angela Merkel se rendait alors à Dresde le 16 août, accueillie comme lors de chacune de ses apparitions en ex-RDA : par des sifflets et une manifestation du mouvement anti-islam Pegida.

Les choses ont dérapé lorsqu'un manifestant a pris violemment à partie une équipe de la chaîne de télévision publique ZDF, pour l’avoir filmé « en plein visage ». La police est alors arrivée à la rescousse, et a pris parti pour le manifestant. Mais le scandale est monté d’un cran jeudi 23 août, lorsque le ministère local de l’Intérieur a reconnu que le manifestant en question appartenait à la police judiciaire locale. En vacances à cette date, il manifestait à titre privé.

L'affaire ne cesse de faire des vagues. La ministre de la Justice Katarina Barley a qualifié « les événements en Saxe » de « vraiment inquiétants ». Lors d’une conférence de presse à Tbilissi en Géorgie, la chancelière Angela Merkel, elle, a « plaidé » pour « la liberté de la presse ». Même si le droit de manifester doit être respecté, « quiconque participe à une manifestation doit partir du principe qu'il peut être observé et filmé par les médias », a-t-elle ajouté.

L'opposition dénonce un possible noyautage de la police saxonne par l'extrême-droite et s'insurge des déclarations du chef du gouvernement de Saxe. Car Michael Kretschmer, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, a lui défendu la police, confirmant l'impression déjà largement répandue que la Saxe est particulièrement touchée par l'extrême-droite.

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