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Géorgie

Présidentielle en Géorgie: La franco-géorgienne Zourabichvili parmi les favoris

La candidate à la présidentielle géorgienne Salomé Zourabichvili (à gauche), alors au centre de l'opposition, prononce un discours à Tbilissi le 21 juillet 2009.
La candidate à la présidentielle géorgienne Salomé Zourabichvili (à gauche), alors au centre de l'opposition, prononce un discours à Tbilissi le 21 juillet 2009. VANO SHLAMOV / AFP
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En Géorgie, l’élection présidentielle se tiendra le 28 octobre alors que les pouvoirs du chef de l’État de cette ex-république soviétique ont été considérablement réduits ces dernières années. C’est une Franco-Géorgienne, Salomé Zourabichvili, qui pourrait être élue et qui profite du soutien de l’oligarque Bidzina Ivanichvili.

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De notre correspondant à Tbilissi,

Salomé Zourabichvili n’est plus Française depuis quelques jours : elle a dû y renoncer pour pouvoir se présenter aux suffrages. Comme son nom l’indique, elle est d’origine géorgienne et est née à Paris en 1952 dans une famille qui avait fui son pays dans les années 1920, après que les bolchéviques se sont emparés militairement du Caucase du Sud.

Mme Zourabichvili a fait une brillante carrière de diplomate au service de la France. Mais en 2004, après avoir été ambassadrice de France à Tbilissi, elle a été nommée ministre des Affaires étrangères de la Géorgie par le président d’alors, Mikheïl Saakachvili. Poste qu’elle garde pendant un an et demi avant de se fâcher avec l’équipe au pouvoir.

Pas de soutien du peuple, mais soutenue par le puissant oligarque Ivanichvili

Même si elle a été élue députée lors des législatives de 2016, elle ne jouit pas vraiment du soutien populaire. Elle avait alors le soutien tacite de l’actuelle majorité, le Rêve géorgien. Celui-ci, parti de l’oligarque Bidzina Ivanichvili, ne lui avait pas opposé de candidat dans sa circonscription de la capitale Tbilissi.

Son soutien, cette fois encore, vient du parti de M. Ivanichvili, voire de l'oligarque lui-même, qui a décidé de ne pas présenter de candidat. Selon le milliardaire, qui règne véritablement sur la Géorgie sans avoir de poste officiel, c’est un signe démocratique que de ne pas contrôler toutes les institutions du pays. Mme Zourabichvili, elle, dit avoir pris sa décision seule. En effet, elle affichait son désir de briguer le poste depuis plusieurs années.

Une éventuelle présidente de caractère

C’est une personne de caractère et il est étonnant que M. Ivanichvili la soutienne : lui qui manifestement veut un président qui ne gêne pas le Parlement, contrôlé par son parti. Mme Zourabichvili est sans doute quelqu’un qui, malgré les attributions désormais très limitées de la fonction, prendra sa part dans le débat.

Elle s’implique dans la politique souvent avec passion. Elle a déjà créé la polémique en reprochant au président Saakachvili d’avoir commencé la guerre contre la Russie en août 2008. Soit une déclaration qui aura fait plaisir à M. Ivanichvili, qui voue la même haine à l’ancien Président, mais aussi sans doute à M. Poutine, avec qui les choses sont bien plus complexes.

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