Accéder au contenu principal
Allemagne

Allemagne: la CSU en congrès à Munich pour remobiliser ses troupes

Le ministre allemand de l'Intérieur et président de l'Union chrétienne-sociale (CSU) le 15 septembre 2018 au congrès de son parti, à Munich, en Bavière.
Le ministre allemand de l'Intérieur et président de l'Union chrétienne-sociale (CSU) le 15 septembre 2018 au congrès de son parti, à Munich, en Bavière. Christof STACHE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Allemagne, le gouvernement d’Angela Merkel n’est toujours pas totalement uni autour de sa chancelière. Les conservateurs bavarois de l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), l’allié traditionnel de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), tiennent leur congrès ce 15 septembre à Munich, à quelques semaines des élections régionales du 14 octobre. Les membres du parti sont toujours en conflit sur l’immigration avec la cheffe du gouvernement allemand.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Munich, Pascal Thibaut

En Allemagne, l'Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU), allié traditionnel de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) d'Angela Merkel au pouvoir, tenait ce 15 septembre son congrès à Munich, la capitale de la Bavière.

A un mois des élections régionales du 14 octobre prochain, essentielles pour ce parti présent seulement dans ce Land allemand, la CSU doit ressouder les troupes et leur remonter le moral alors que les sondages sont mauvais. Elle doit aussi les pousser à se battre durant les quatre semaines qui viennent pour obtenir le meilleur résultat possible.

Désaccord avec Merkel sur l'immigration

« Jamais la Bavière ne s’est aussi bien porté ». Et Markus Söder, le patron de la région au pouvoir depuis six mois, de vanter le bilan d’une région en pleine forme économique. La CSU n’a jamais fait dans la modestie. La Bavière lui appartient depuis des décennies grâce à de confortables majorités absolues.

« On a dressé un tableau très idyllique de la Bavière, le paradis sur terre, a déclaré le président de la CSU, Horst Seehofer, également ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de coalition d'Angela Merkel. La Bavière, c’est la CSU. Mais il y a apparemment de moins en moins de gens qui en sont convaincus dans les sondages, puisque le parti a baissé de 35 % actuellement contre 47 % en 2013 ». Une catastrophe pour ce parti présent uniquement en Bavière. Un échec cinglant pourrait aussi avoir des retombées à Berlin où la CSU gouverne avec le parti d’Angela Merkel, la CDU, et les sociaux-démocrates.

Le président a aussi évoqué les thèmes sociaux, comme la politique pour les gens les plus modestes, et vanté sans excès les résultats économiques positifs de la région, mais aussi sur la sécurité et l'immigration. Lors de ce congrès chargé de mobiliser des troupes tendues, les critiques contre les concurrents ont été dures, notamment contre les Verts, en pleine forme dans les sondage. Les attaques contre le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (« Alternative für Deutschland », AfD) ont le plus mobilisé les militants et les délégués dans la salle, et ont recueilli leurs applaudissements.

La CSU est toujours en conflit avec la CDU d’Angela Merkel, notamment sur la question migratoire. Traditionnellement présente au congrès, la chancelière était d'ailleurs absente cette année. Elle n’était représentée que par le président du groupe parlementaire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.