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Union européenne

Après une longue escale pour retrouver un pavillon, l'Aquarius a repris la mer

L'Aquarius avait dû revenir à quai au port de Marseille après que Gibraltar lui a retiré son pavillon.
L'Aquarius avait dû revenir à quai au port de Marseille après que Gibraltar lui a retiré son pavillon. Boris HORVAT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après 19 jours d'escale technique, l’Aquarius a repris la mer. Le navire humanitaire de l'ONG SOS Méditerranée est parti de Marseille samedi 15 septembre, direction les côtes libyennes.

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L’Aquarius a repris la mer après près de trois semaines d’escale au port de Marseille. Le 27 août, l’Aquarius avait dû revenir à quai pour retrouver une immatriculation officielle, Gibraltar ayant décidé de le priver de son pavillon. A présent, le navire bat pavillon panaméen.

Mais le contexte politique a changé. La crise migratoire provoque des frictions en Europe avec l'arrivée de plusieurs gouvernements populistes au pouvoir. Les ONG n'ont plus la garantie que les rescapés soient accueillis sur le sol européen. Ils risquent de passer plusieurs jours en mer avant qu'un pays n'accepte de leur ouvrir ses portes.

Peu importe, c'est le devoir des ONG d'aller au secours des naufragés, martèle Laura Garel, chargée de communication au sein de SOS-Méditerranée.

« La priorité c’est de sauver ces vies, de sauver ces personnes qui sont sur des embarcations très fragiles en pleine mer, qui généralement ne savent pas nager et n’ont ni nourriture ni eau à bord, rappelle-t-elle. Nous avons une équipe médicale notamment qui permet de prendre le relais et de fournir les premiers soins. »

Plus de nourriture à bord

Même si l’ONG reprend ses opérations au large de la Libye, elle ne sait pas dans quel port elle pourra débarquer les prochains migrants qu'elle sera amenée à secourir. En effet, depuis juin, le Premier ministre italien Matteo Salvini a fermé les ports d’Italie aux ONG qui aident les migrants. L’Aquarius ne peut plus accoster à Catane, en Sicile, comme il le faisait auparavant.

« Comme on est amené à peut-être rester bloquer plusieurs jours en mer, nous avons plus de nourriture pour les rescapés maintenant, mais l’Aquarius reste un lieu où ces personnes sont sorties du danger, du danger imminent », explique Laura Garel.

Avec AFP

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