Bosnie-Herzégovine

Elections générales en Bosnie: le nationaliste Dodik remporte le siège serbe

Le nationaliste Milorad Dodik a emporté dimanche 7 octobre le siège réservé aux Serbes dans la présidence collégiale de Bosnie.
Le nationaliste Milorad Dodik a emporté dimanche 7 octobre le siège réservé aux Serbes dans la présidence collégiale de Bosnie. REUTERS/Ranko Cukovic

Dimanche 7 octobre, il y avait des élections générales en Bosnie-Herzégovine pour désigner notamment les trois membres de la présidence collégiale : un Bosniaque , un Serbe et un Croate. C'est le nationaliste serbe Milorad Dodik qui a emporté le siège réservé aux Serbes. Il se retrouve à la tête d'un «pays raté» et qui n'est, à ses yeux «pas un Etat» selon ses propos tenus par le passé. 

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De notre correspondant à Belgrade, Laurent Rouy

Si l'élection de Sefik Dzaferovic, nationaliste bosniaque, et de Zeljko Komsic, démocrate apparenté à la minorité croate à la présidence collégiale du pays aux élections générales de Bosnie-Herzégovine ne constituent pas une surprise, la désignation au siège serbe de Milorad Dodik n'était pas acquise.

Milorad Dodik est un vétéran de la politique des Serbes de Bosnie, puisqu'il a été deux fois président du gouvernement, et également président de la République serbe de Bosnie pendant 8 ans. Dodik est un nationaliste, qui depuis les 11 ans qu'il gravite au pouvoir fait tout ce qu'il peut pour affaiblir la Bosnie.

Son but affiché : prouver que l'Etat fédéral bosniaque ne peut fonctionner et ainsi avancer vers l'indépendance de la République serbe de Bosnie. Soutenu par l'extrême droite autrichienne pendant la campagne, il avait comme a son habitude multiplie les déclarations fracassantes et a déjà annonce qu'il ferait flotter le drapeau de la République serbe de Bosnie a la présidence à Sarajevo.

Au delà des provocations dont il est coutumier, Milorad Dodik ne devrait pas changer grand-chose à la présidence collégiale, ni même en Bosnie. Le pays est en effet miné depuis des années par la corruption, le clientélisme, le nationalisme, et il sera difficile de faire pire.

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