Luxembourg

Luxembourg: le Premier ministre donné perdant des élections législatives

Le parti du Premier ministre Xavier Bettel est crédité de 15% des suffrages aux législatives luxembourgeoises de ce dimanche 14 octobre 2018.
Le parti du Premier ministre Xavier Bettel est crédité de 15% des suffrages aux législatives luxembourgeoises de ce dimanche 14 octobre 2018. REUTERS/Lisi Niesner
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Luxembourgeois sont appelés aux urnes ce dimanche 14 octobre pour des élections législatives qui pourraient voir le retour au pouvoir du Parti social-chrétien (CSV) et entraîner le départ du Premier ministre libéral Xavier Bettel, tombeur de Jean-Claude Juncker en 2013.

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Avec notre bureau à Bruxelles,

Les derniers sondages placent l'opposition conservatrice, le Parti social-chrétien, en tête des intentions de vote aux élections législatives luxembourgeoises, avec 35 % d'opinions favorables. Le parti libéral du Premier ministre actuel, Xavier Bettel, est quant à lui crédité de 15 % des voix.

La coalition au pouvoir composée des libéraux, des socialistes et des écologistes défend son bilan particulièrement fourni en réformes sociétales, sur le mariage pour tous par exemple. Mais pas seulement. « Le pays aujourd'hui n'est plus le même qu'il y a cinq ans, tant au niveau économique qu'en termes de modernisation, d'infrastructures ou d'image à l'étranger », fait valoir Xavier Bettel.

Pour le chef du gouvernement sortant, le pays a définitivement tourné la page des LuxLeaks, cette fuite de données qui avaient abouti à la révélation en 2014 d’une affaire d’exil fiscal organisée pour des multinationales avec l’aval du fisc luxembourgeois. L'année précédente, le Grand Duché avait été placé sur la liste grise des paradis fiscaux de l'OCDE, avant d'en être retiré en 2015. « Le Luxembourg n'est plus sur liste grise ou liste noire. On est un pays compétitif, attractif, avec une croissance qui marche et un chômage qui baisse », assure Xavier Bettel.

Quelque 256 000 électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche, soit environ 40 % de la population. Une personne sur deux qui vit au Grand-Duché n'est pas de nationalité luxembourgeoise et n'a donc pas le droit de vote. Les étrangers sont également majoritaires dans le marché du travail, les Luxembourgeois n'occupant qu'un emploi sur quatre. La campagne a pris par conséquent un tour identitaire marqué. L'une des thématiques qui a dominé les débats ces dernières semaines était par exemple la défense de la langue luxembourgeoise.

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