Allemagne

Allemagne: les Bavarois votent pour élire leur Parlement

Markus Söder, le ministre-président de Bavière et tête de liste pour la CSU, et son épouse Karin Baumeller votent pour ces élections régionales à Nuremberg, le 14 octobre 2018.
Markus Söder, le ministre-président de Bavière et tête de liste pour la CSU, et son épouse Karin Baumeller votent pour ces élections régionales à Nuremberg, le 14 octobre 2018. REUTERS/Wolfgang Rattay

Les Bavarois votent dimanche 14 octobre dans un scrutin test pour la CSU alliée d’Angela Merkel. Ce parti chrétien au pouvoir depuis des décennies se prépare à une défaite annoncée dans ce Land au sud de l’Allemagne, où les électeurs montrent leur mécontentement avec le parti de Horst Seehofer, actuel ministre de l’Intérieur.

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Avec notre envoyé spécial à Munich, Pascal Thibaut

Devant cette école au cœur de Munich, les conservateurs ne sont pas légion. Si l’Union chrétienne-sociale (CSU) reste le parti dominant en Bavière, ce n’est pas le cas dans les grandes villes.

Une électrice conservatrice, à qui il est arrivé dans le passé de voter pour l’Union chrétienne-sociale, a choisi cette fois-ci les Verts. Elle soutient une ligne plus libérale, notamment sur l’immigration, et voit dans les écologistes une alternative pour laquelle des conservateurs votent pour la première fois dimanche 14 octobre : « La CSU est trop forte ici en Bavière, elle est depuis trop longtemps au pouvoir, dit-elle. En plus, c’est un problème qu’on ne puisse pas voter pour la CDU d’Angela Merkel en Bavière. »

D’autres, sans trahir leur vote, sont clairement à gauche, comme cet électeur pour qui la hausse des loyers, l’environnement et l’immigration sont des causes importantes. Lui aussi dénonce les prises de position de la CSU sur ce dernier thème pour concurrencer l’extrême droite. « Je suis contre les prises de position populistes de la CSU sur l’immigration quand elle évoque par exemple un tourisme de l’asile ».

D’autres veulent à tout prix empêcher une percée trop forte de l’extrême droite. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) était créditée dans les derniers sondages de 10 à 14%. Ce jeune homme est inquiet : « J’ai l’impression qu’en Europe le populisme gagne du terrain et je crois que je dois voter pour lutter contre ce phénomène. »

Si la participation est en hausse pour cette élection-test, l’on saura seulement après 18 heures à qui elle aura profité.

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