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Taïwan/Vatican

Une délégation de Taïwan au Vatican pour raffermir les liens avec le Saint-Siège

Une vue de la messe du pape François pour la canonisation du pape Paul VI et de l'archevêque salvadorien Romero, le 14 octobre.
Une vue de la messe du pape François pour la canonisation du pape Paul VI et de l'archevêque salvadorien Romero, le 14 octobre. REUTERS/Alessandro Bianchi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le pape François a canonisé ce dimanche 14 octobre l’archevêque salvadorien Oscar Romero et le pape italien Paul VI, devant des dizaines de milliers de fidèles place Saint-Pierre au Vatican. De nombreux Salvadoriens avaient fait le voyage, mais aussi des Taïwanais : une délégation taïwanaise, menée par le vice-président, est arrivée à Rome en fin de semaine dernière. Objectif : s’assurer que les liens entre le Vatican et Taipei n’ont pas été affaiblis par l’accord passé fin septembre entre le Saint-Siège et Pékin.

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Après leur accord sur la nomination des prêtres, Pékin comme le Saint-Siège ont démenti toute rumeur sur un futur rétablissement de leurs relations diplomatiques, rompues en 1951. Pour autant, la Chine continentale est claire sur ses intentions : elle veut subtiliser à Taïwan son allié le plus important.

Ces deux dernières années pas moins de trois pays sont tombés l’escarcelle de Pékin. Ils ne sont plus que 17 aujourd’hui dans le monde à reconnaitre Taïwan, dont le Vatican, aujourd’hui le seul soutien de Taipei en Europe.

Taïwan était donc pressé de montrer que les liens avec le Saint-Siège, vieux de 76 ans, était toujours forts malgré l’accord avec Pékin. Ce dimanche de canonisation tombait donc bien.

De fait, depuis son arrivée vendredi, le vice-président taïwanais a été reçu avec tous les égards : Chen Chien-jen a bénéficié d’une visite privée de Castel Gandolfo, la résidence papale. Hier il s’est rendu à la Basilique Saint-Pierre où il a prié, a-t-il expliqué, pour Taïwan et la paix entre les deux Chines.

Ce dimanche, il rencontre le pape François lors d’une audience privée, durant laquelle il doit l’inviter à venir l’an prochain à Taïwan et lui demander de « continuer à faire attention à Taïwan et aux 300 000 catholiques taïwanais ». Une communauté catholique estimée à plus de 12 millions de personnes en Chine continentale.

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