Allemagne

Allemagne: après les élections en Bavière, quel destin pour la CSU?

Le ministre fédéral de l'Intérieur et chef de l'Union chrétienne sociale (CSU) Hors Seehofer arrive au siège du parti pour une réunion de crise après les élections régionales, à Munich le 15 octobre 2018.
Le ministre fédéral de l'Intérieur et chef de l'Union chrétienne sociale (CSU) Hors Seehofer arrive au siège du parti pour une réunion de crise après les élections régionales, à Munich le 15 octobre 2018. REUTERS/Michael Dalder
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ces élections régionales fragilisent encore un peu plus la chancelière. Alliée de la CDU d’Angela Merkel à Berlin, la CSU bavaroise a enregistré un revers historique. Si celle-ci reste la première force politique, elle ne recueille que 37% des voix, loin de son règne quasi sans partage de ces 60 dernières années. Les dirigeants du parti se sont refermés dans une réunion de crise à son siège pendant plus de trois heures pour tirer les conclusions de la débâcle, mais deux choses sont sûres : Horst Seehofer restera ministre et Markus Söder composera un nouveau gouvernement bavarois.

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Avec notre envoyé spécial à Munich, Pascal Thibault

Cette réunion va peut-être encore durer un petit moment, jusqu’à ce que les responsables de la CSU se produisent devant la presse. Après une telle défaite, ils ont un certain nombre de choses à discuter, mais il y a un peu l’impression qu’on privilégie ici la stratégie de l’autruche, ou en tout cas pour le moment.

Le président du parti, par ailleurs ministre de l’Intérieur d’Angela Merkel Horst Seehofer, a déclaré en arrivant qu’il ne menait pas de débat sur son propre sort et il pourrait mener les négociations en vue de la constitution d’un nouveau gouvernement bavarois. Celui-ci pourrait voir le jour avec une alliance avec les conservateurs bavarois indépendants, un petit parti.

Pas de démission, semble-t-il, pour l’instant et la direction de la CSU a donné à l’unanimité sa confiance au président de la région Markus Söder pour former le nouveau gouvernement. Donc pas de conséquence en ce qui concerne les personnes ici à la CSU, même si on le sait : les discussions ou les bisbilles continuent.

Il y a eu, depuis dimanche 14 octobre au soir, des déclarations de responsables de la CDU - parti d’Angela Merkel - pour critiquer le cours de la CSU : celui-ci a mené la vie dure à la chancelière ces derniers mois et pour certains Chrétiens-démocrates, ce cours est responsable de la mauvaise image de la Grande coalition et aussi du score médiocre enregistré dimanche en Bavière par la CSU.

à (re)lire: Elections en Bavière: quels enseignements au niveau national ?

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