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Royaume-Uni / Emirats Arabes Unis

Un chercheur britannique accusé d'espionnage jugé aux Emirats Arabes Unis

Cette photo publiée par la famille de Matthew Hedges le 11 octobre 2018, via l'organisation de l'organisation Detained in Dubaï, montre l'étudiant britannique Matthew Hedges et son épouse, Daniela Tejada.
Cette photo publiée par la famille de Matthew Hedges le 11 octobre 2018, via l'organisation de l'organisation Detained in Dubaï, montre l'étudiant britannique Matthew Hedges et son épouse, Daniela Tejada. DETAINED IN DUBAI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un étudiant britannique de 31 ans, Matthew Hedges, emprisonné aux Emirats Arabes Unis depuis 5 mois va être traduit devant le tribunal à Abou Dhabi ce mercredi. Les autorités du royaume l'accusent d'espionnage. Pour sa femme, l'étudiant est détenu injustement. Le gouvernement britannique se dit de son côté « inquiet».

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Etudiant au sein de l'université de Durham, Matthew Hedges a été arrêté à l'aéroport de Dubaï le 5 mai dernier après avoir mené des recherches à propos de l'impact du « Printemps arabe » sur la stratégie sécuritaire et la politique étrangère des Emirats Arabes Unis.

Depuis, sa femme a alerté les médias britanniques et fait pression sur le gouvernement de Theresa May pour intervenir face à une détention sans motif et en violation de ses droits.

Matthew Hedges est incarcéré dans un endroit tenu secret, il n'a eu droit qu'à deux visites consulaires et est forcé de dormir par terre depuis son emprisonnement. Or il souffre de dépression et sa femme prévient que son état mental et physique s'est dangereusement détérioré.

Les autorités de Londres semblent impuissantes et ne cachent pas leurs inquiétudes. Jeremy Hunt, le ministre des Affaires étrangères assure avoir évoqué cette affaire « deux fois, face à face » avec son homologue des Emirats et dit « surveiller très étroitement la situation ».

Pour intensifier la pression, plus de 120 universitaires originaires de plusieurs pays, dont la France et les Etats-Unis ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent la libération de l'étudiant et remettent en question l'avenir des liens universitaires entre leurs pays et les Emirats.

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