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Italie / UE

Budget italien: l'Eurogroupe prend le parti de Bruxelles

Le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici et le ministre italien de l'Économie Giovanni Tria, lors de la rencontre des ministres des Finances de la zone euro, à Bruxelles, le 5 novembre 2018.
Le commissaire aux Affaires économiques Pierre Moscovici et le ministre italien de l'Économie Giovanni Tria, lors de la rencontre des ministres des Finances de la zone euro, à Bruxelles, le 5 novembre 2018. REUTERS/Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les 19 ministres des Finances de la zone euro se sont réunis lundi 5 novembre après-midi à Bruxelles et la question du budget italien a été le point le plus brûlant à l’ordre du jour.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Face à l’Italie, les 18 autres Etats de la zone euro ont pris le parti de la Commission européenne. À l’issue de débats intenses sur le budget italien, les ministres des Finances ont écrit noir sur blanc qu’ils partageaient l’évaluation de la Commission. Celle-ci a rejeté le projet de budget italien, jugé en déviation avec les règles de la zone euro. Ce qui inquiète le plus dans l’évaluation est le fait que l’augmentation prévue des dépenses publiques italiennes représente un dérapage excessif du déficit structurel - celui qui ne tient pas compte de l’impact de la conjoncture économique.

De son côté, Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques, espère amener l’Italie au compromis : « Je ne crois pas que les sanctions soient une bonne démarche, je ne l’ai jamais cru. Je ne crois pas que la punition soit une volonté, je ne l’ai jamais pensé. Et je pense que l’Italie est un pays-cœur de la zone euro, qui doit le rester, à la fois pour le bien de l’Italie et pour le bien de la zone euro. »

Les ministres des Finances espèrent aussi une modification des projets budgétaires italiens et ils estiment que tous les pays doivent se soumettre aux mêmes règles. Ce qui est particulièrement vrai de l’Italie, car son économie est la troisième de la zone euro : une fragilisation de ses finances publiques fragiliserait tous les pays de l’union monétaire. Et certains avertissent qu’ils seraient prêts le cas échéant à soutenir le principe de sanctions.

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