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Hongrie

Hongrie: mobilisation pour sauver l'Université d'Europe centrale de George Soros

Une manifestation de soutien à l'Université d'Europe centrale fondée par George Soros, le 24 novembre à Budapest, en Hongrie.
Une manifestation de soutien à l'Université d'Europe centrale fondée par George Soros, le 24 novembre à Budapest, en Hongrie. REUTERS/Bernadett Szabo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Budapest, entre 2000 et 3000 manifestants ont défilé ce 24 novembre pour soutenir l'Université d'Europe centrale, implantée à Budapest depuis 27 ans. Fondée par le philanthrope George Soros, cette université classée parmi les meilleures du monde délivre des diplômes valables en Hongrie et aux Etats-Unis. Mais le gouvernement nationaliste de Viktor Orban refuse de prolonger son accréditation. L'université a lancé un ultimatum au gouvernement hongrois : si, au 1er décembre, Budapest n'a pas signé son accréditation, l'université sera obligée de transférer une partie de son activité en Autriche.

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Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

« On veut un pays libre, une université libre, scandent les manifestants. La CEU [Université d'Europe centrale] doit rester, c'est Orban qui doit partir ». Flora Kereszti, une étudiante hongroise de 27 ans, aux longs cheveux roux et au sourire enthousiaste, brandit fièrement sa pancarte. « J'ai écrit que Viktor Orban est un hypocrite parce qu'il a reçu une bourse scolaire de George Soros, explique-t-elle. Et maintenant, il détruit l'Université Soros ».

L'Université d'Europe centrale (CEU) compte 40 % d'étudiants hongrois et 60 % d'étrangers. Sa mission principale est de donner une formation de qualité aux jeunes des anciens pays communistes. Comme Katia, 22 ans, originaire de Russie et qui a étudié la sociologie à CEU. « L'université d'Europe centrale est très importante car elle enseigne les valeurs d'une société ouverte et libre, estime-t-elle. Je n'ai pas envie que la Hongrie devienne un pays comme la Russie. C'est pour cela que je manifeste »

Professeur d'études médiévales et byzantines, Istvan Perczel pense que l'Université d'Europe centrale survivra. Il s'inquiète d'avantage de l'attaque du gouvernement contre des universitaires hongrois qui sont mis sur liste noire.
« Il y a des listes noires contre des collègues. Les professeurs enseignants à la faculté de droit, qui s'occupent des droits humains, sont maintenant des ennemis », alerte-t-il.

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