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Brexit

Report du vote sur le Brexit: l'UE prévient que le texte ne sera pas renégocié

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brexit royaume uni union europeenne londres westminster REUTERS/Henry Nicholls TPX IMAGES OF THE DAY
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La Première ministre britannique a reporté le vote sur l'accord conclu avec l'UE sur le Brexit prévu initialement ce mardi 11 décembre. Theresa May redoutait un camouflet de la part des députés britanniques, majoritairement hostiles à ce texte. A Bruxelles, la situation agace alors que l'incertitude pèse sur le Brexit.

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Le report du vote à la Chambre des communes jusqu’au mois de janvier prolonge l’incertitude absolue quant à l’issue du Brexit, analyse notre bureau de Bruxelles.

Theresa May est attendue ce mardi à Bruxelles pour rencontrer les responsables européens dans le cadre de ses consultations pour tenter d'obtenir des assurances supplémentaires sur l'accord de Brexit. La Première ministre a fait comprendre, sans toutefois le dire, qu’il y pourrait y avoir là une forme de renégociation.

Cette prétention agace les milieux européens, qui auront mis deux ans à négocier un traité de divorce avec un interlocuteur qu’ils décrivent comme indécis, inorganisé, incohérent. Le texte, ajoutent-ils, va jusqu’au bout de ce qui est possible, il n’est pas améliorable – et ne sera pas retouché.

Problèmes de fin de piste

« Je suis étonné parce que nous nous étions mis d'accord le 25 novembre avec le gouvernement britannique. Toujours est-il qu'il semble y avoir des problèmes de fin de piste. Je verrai madame May ce soir », a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker devant le Parlement européen.

Et le responsable européen a répété que l'accord de divorce ne serait pas renégocié. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, est certes sur cette ligne, mais il consacrera cette semaine une partie du sommet prévu jeudi et vendredi à examiner quelle éventuelle déclaration politique commune pourrait faciliter la tâche, aujourd’hui désespérée, de Theresa May face à un Parlement en ébullition.

Les députés britanniques réclament que le texte soit retravaillé, notamment la disposition très controversée du filet de sécurité, ou « backstop ». Celui-ci prévoit un traitement spécifique pour la province d'Irlande du Nord afin d'éviter le retour d'une frontière physique avec la République d'Irlande.

Se préparer à un « no deal »

« Si marge il y a, il y a une marge pour apporter quelques précisions, quelques questions d'interprétation », a consenti Jean-Claude Juncker. « Nous devons tout faire pour ne pas nous retrouver dans une situation où il n'y aurait pas d'accord mais nous devons nous y préparer néanmoins, c'est essentiel pour l'Irlande. », a-t-il ajouté.

A Bruxelles, chacun est conscient que l’hypothèse d’une sortie brutale et chaotique du Royaume-Uni de l’UE gagne tous les jours un peu plus de vraisemblance. « Nous sommes très préoccupés par le report du vote », a confié la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau avant une réunion avec ses homologues européens. « Nous avons fait beaucoup de concessions et nous ne sommes pas comptables de la situation politique britannique », a-t-elle souligné.

Et bien que Theresa May veuille solliciter l'aide de la chancelière allemande Angela Merkel, l'affaire semble mal engagée. Le ministre allemand des Affaires européennes, Michael Roth, a lui aussi exclu toute renégociation et souligné « l'unité des Vingt-Sept ». « Nous sommes prêts à tout, y compris à un Brexit sans accord », a-t-il prévenu, invitant Londres à « faire sa part du travail ».

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